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Université El Hadj Lakhdar – Batna (2010)

CONTRIBUTION A L’ETUDE DE LA VALORISATION DES EAUX USEES EN MARAICHAGE

TAMRABET Lahbib

Titre : CONTRIBUTION A L’ETUDE DE LA VALORISATION DES EAUX USEES EN MARAICHAGE

Auteur : TAMRABET Lahbib

Université de soutenance : Université El Hadj Lakhdar – Batna

Grade  : Doctorat en Hydraulique, Option Hydraulique, 2010

Résumé

Les eaux usées traitées et brutes sont continuellement évacuées en aval des centres urbains et largement réutilisées en irrigation agricole, en particulier, là où les sols sont déficitaires en matière organique et les ressources en eau sont limitées. Le traitement des eaux usées s’accompagne d’une production de quantités de boues non négligeables. Ces eaux usées brutes et boues résiduaires sont à l’origine de différentes sources de pollution environnementale, et ce, en particulier dans les pays en développement moins préoccupés et moins sensibilisés par les risques sanitaires concomitants. Lorsqu’elles sont traitées, les eaux usées et les boues constituent une source hydrique d’irrigation non négligeable, d’éléments fertilisants et d’amélioration des propriétés du sol. Les eaux usées de l’Oued El Gourzi, partiellement traitées, sont utilisées pour irriguer 1073 ha des terres agricoles réparties sur les communes de Fisdis (250 ha), El Madher (160 ha) et Djerma (600 ha). Les principales spéculations concernées par l’irrigation avec les eaux usées sont les cultures maraîchères fourragères et la céréaliculture. La présente étude a pour objectifs d’évaluer la composition physicochimique et bactériologique les eaux usées de l’Oued El Gourzi, issues des rejets de la ville de Batna et des localités limitrophes, et d’étudier leur impact sur les cultures et le sol. Le diagnostic de la qualité des eaux usées de l’Oued El Gourzi montre que les effluents domestiques et industriels de la ville de Batna constituent la principale source de pollution, et le processus de contamination est plus accentué en période de faible débit. Les paramètres de pollution azotée, phosphorée, particulaire et bactériologique de l’eau sont assez élevés, dépassant ainsi les teneurs admissibles fixés par la FAO et l’OMS pour l’irrigation non restrictive en générale et pour les cultures maraîchères en particulier. La contamination des eaux usées par les éléments traces métalliques ne représente pas une menace importante, suite à leur faible accumulation dans le sol et la plante. L’irrigation aux eaux usées a contribué à l’amélioration de la fertilité et de la productivité du sol, et du rendement des cultures étudiées. Les résultats des amendements organiques à base de boue résiduaire indiquent une augmentation de la production des cultures fourragères (Hordeum vulgare L., Avena sativa L.) et du rendement grain et de la production de paille du blé dur (Triticum durum Desf.). L’amélioration de la production varie de varie de 100 à 250% et l’apport 30 t de MS ha-1 de boue résiduaire, se montre aussi efficace que l’apport de 66 kg ha-1 d’azote minéral.

Mots clés : semi aride, eau usée, boue, calcisol, fourrage, maraîchage

Présentation

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Page publiée le 9 avril 2011, mise à jour le 31 août 2017