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Université El Hadj Lakhdar – Batna (2010)

L’IMPACT DE L’ACTIVITE AGRICOLE ET URBAINE SUR LA QUALITE DES EAUX SOUTERRAINES DE LA PLAINE DE GADAINE - AIN YAGHOUT (EST ALGERIEN)

DIB IMENE

Titre : L’IMPACT DE L’ACTIVITE AGRICOLE ET URBAINE SUR LA QUALITE DES EAUX SOUTERRAINES DE LA PLAINE DE GADAINE - AIN YAGHOUT (EST ALGERIEN)

Auteur : DIB IMENE

Université de soutenance : Université El Hadj Lakhdar – Batna

Grade  : Magister en Hydraulique, Option Construction hydro – technique et environnement, 2010

Conclusion
L’étude que nous avons entrepris dans la région de Gadaïne - Ain Yaghout, nous a permis de contribuer à la connaissance des paramètres hydrogéologiques et les principales sources de pollution. Les principaux résultats que nous avons obtenus peuvent se résumer ainsi :
o Du point de vue géomorphologique, la région d’étude est une cuvette d’effondrement entourée par des massifs dont l’axe de direction NE -SW de cette cuvette est occupé par des chotts. Elle est caractérisée par un réseau hydrographique peu dense et une végétation de type steppes à armoise et halophile.
o L’étude lithologique, tectonique et géophysique nous a permis de distinguer deux aquifères : ◊ Le premier réservoir est constitué de conglomérats et de grés appartenant au Mio-PlioQuaternaire  ; ◊ Le deuxième est constitué par des formations carbonatées du Crétacé et du Jurassique formant l’aquifère profond.
o La région étudiée est caractérisée par un climat semi-aride. Ainsi, les précipitations moyennes sont de l’ordre de 334 mm/an pour une température moyenne de 14.24 o C. L’évapotranspiration réelle moyenne annuelle est de l’ordre de 317 mm, soit 95 % des précipitations. Le déficit agricole estimé est de 475 mm étalé sur la période allant de Mai jusqu’à Novembre.
o L’étude de la piézomètrie de la plaine de Gadaïne - Ain Yaghout montre que l’aquifère superficiel est beaucoup plus alimenté par les massifs qui entourent la plaine et que l’écoulement souterrain converge vers chott Gadaïne et chott Tinsilt. Les valeurs du gradient hydraulique varient de (10-2) à la limite NW de la plaine à (5.10-3) dans la partie centrale. Le bilan hydrogéologique montre que le stockage est de l’ordre de 1.4 hm3 /an, ce qui explique le relèvement continu du niveau piézomètrique de l’aquifère profond. Le pompage d’essai, a permis de montrer que la transmissivité moyenne pour l’aquifère profond est de l’ordre de 2,4.10-1 m 2 /s.
o L’interprétation des diagrammes de PIPER, SCHOELLER-BERKALOFF et la classification de STABLER a montré que les eaux de la région de Gadaïne - Ain Yaghout sont caractérisées par une dominance des chlorures et des sulfates qui semble être liée à la nature géologique salifère.

L’analyse cartographique fait ressortir que le calcium, le magnésium et les bicarbonates ont des concentrations élevées à proximité des massifs. Cette augmentation est due à l’influence des formations carbonatées telles que les calcaires et les calcaires dolomitiques. Par contre les chlorures, les sulfates et le sodium sont caractérisés par des teneurs élevées à l’Est et au centre de la plaine, l’influence des formations salifères comme le gypse et les marnes, les argiles relativement salées. La majorité des eaux de la plaine de Gadaïne – Ain Yaghout ont des teneurs supérieures aux normes fixées par l’O.M.S pour Cl- , SO4
— , Ca++ et Mg++. Ces eaux sont très dures, ce qui entraîne des inconvénients de cuisson et pour la lessive. Ces eaux ayant de très fortes minéralisations et peuvent entraîner des risques de salinisation des sols. L’étude statistique (A.C.P) nous a précisé la compétition des métaux lourds dans les eaux de la plaine de Gadaïne – Ain Yaghout. L’étude des éléments traces, montre que les eaux de la plaine de Gadaïne – Ain Yaghout sont excessivement polluées par le zinc et le cuivre dans toute la plaine et par un degré moindre par les nitrates, les nitrites et l’ammonium et légèrement polluées par le fer et les phosphates.
En conclusion, nous espérons que l’étude hydrogéologique que nous avons mené au niveau de la plaine de Gadaïne - Ain Yaghout, en région semi-aride, a apporté un certain nombre d’informations et de précisions qui pourront orienter dans le futur la gestion de l’eau.

Présentation

Version intégrale (10 Mb)

Page publiée le 9 avril 2011, mise à jour le 31 août 2017