Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Master → Algérie → Magister → 2010 → Étude de l’évaluation du flux azote au niveau de la plaine de Seriana – Zana el Beïda

Université El Hadj Lakhdar – Batna (2010)

Étude de l’évaluation du flux azote au niveau de la plaine de Seriana – Zana el Beïda

ATHAMENA Ali

Titre : Étude de l’évaluation du flux azote au niveau de la plaine de seriana – zana el beïda

Auteur : ATHAMENA Ali

Université de soutenance : Université El Hadj Lakhdar – Batna

Grade  : Magister en Hydraulique, option Mobilisation des ressources hydriques et leur impact sur l’environnement, 2010

Conclusion
Nous avons essayé, par ce travail, d’apporter une contribution à l’étudier les aquifères de la plaine de Zana, et d’évaluer les risques de la pollution liée au flux azoté. La plaine de Zana fait partie du bassin versant des hauts plateaux constantinois et plus précisément du sous bassin versant Merdja Zana, qui s’étend sur une superficie de 369 Km² environ. L’étude de la géologie en association avec les données de la géophysique met en évidence l’existence de deux formations. La première formation, de surface d’âge Mio-Plio-Quaternaire formée par des niveaux de sable, de gravier, de calcaire lacustre et des intercalations argileuses. La deuxième formation, elle est carbonatée et formée essentiellement par des calcaires du Crétacé inférieur et du Jurassique supérieur de l’ensemble sud sétifien et du parautochtone aurésien. Le recouvrement de surface atteint dans certain endroits les 150m d’épaisseur notamment au milieu de la plaine et une faible épaisseur au voisinage des massifs. Quant aux formations carbonatées elles ont 350m d’épaisseur. La géomorphologie, montre que notre bassin est allongé, il a une altitude moyenne de 935m et il est caractérisé par un relief modéré et de pente douce. Le réseau hydrographique est peut développer et de type endoréique avec un écoulement temporaire. L’étude climatologique a montré que la région d’étude a un climat semi aride avec un bilan hydrologique déficitaire. L’aperçu hydrogéologique de la plaine montre que les formations du Crétacé inférieur et du Jurassique supérieur peuvent offrir des possibilités aquifères très intéressantes de même que la formation superficielle, elle présente des potentialités aquifères non négligeables. La piézométrie montre une convergence vers les dépressions de Merdja de Zana et le Chott Saboun, qui représentent des exutoires naturels de la nappe. L’étude hydrochimique a permis d’attribuer l’origine évaporitique aux éléments Na, Mg, K, Cl, SO4, quant à l’élément HCO3- , il est issu des formations carbonatées. Les deux compagnes d’analyses effectuées montrent que les eaux issues de l’aquifère superficiel et de l’aquifère karstique ont le même faciès hydrochimique qui est de type chloruré et sulfaté magnésien, ce qui témoigne de l’existence d’une interaction probable entre les deux aquifères. La pollution azotique n’est pas visible malgré que la région est à vocation agricole La meilleure façon de se protéger des nitrates est d’abord d’en moins utiliser en agriculture, éventuellement d’en moduler les apports en fonction des propriétés locales des sols. Donc une optimisation de l’usage des engrais suivant le type de culture, la nature du sol, sa capacité d’échange cationique et sa richesse en argiles, le type de semoir, la période de fertilisation et le type d’engrais. Des doses précises d’engrais devront êtres recherchés par un autre travail plus précis et les résultats utiles communiqués aux collectivités locales et aux agriculteurs.

Présentation

Version intégrale (30 Mb)

Page publiée le 9 avril 2011, mise à jour le 20 septembre 2018