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CREFELD Tchad (2008)

L’agriculture biologique au Tchad ; Sa pratique et sa contribution pour la préservation des équilibres écologiques de base

ALLAISSEM Siadmadji

Titre : L’agriculture biologique au Tchad ; Sa pratique et sa contribution pour la préservation des équilibres écologiques de base

Auteur : ALLAISSEM Siadmadji

Etablissement de soutenance : CREFELD (Centre Régional Education et de Formation Environnementale pour Lutter contre la Désertification) Tchad

Grade : Master-2 en Environnement et Développement Communautaire 2008

Résumé
Depuis plusieurs décennies, l’agriculture tchadienne a été affectée par les mauvaises pratiques agricoles basées sur l’utilisation abusive des intrants chimiques de synthèse et de la culture itinérante sur brûlis. Ces différentes pratiques ont fini par acidifier et appauvrir nos sols, reculer le couvert végétal, polluer les cours d’eau, disparaître la biodiversité... Tous ces facteurs ont entraîné la baisse des rendements qui, à son tour, a crée l’insécurité alimentaire. Pour faire face à cette situation, il est attendu des actions concrètes de toutes les couches sociales. C’est ainsi qu’une enquête a été menée sur un échantillon de la population et la méthodologie adoptée ne présente pas une fin en soi. Au lieu de proposer des solutions aux enquêtés, ils ont été persuadés de présenter eux-mêmes leurs propres idées sur les réponses possibles aux questions posées. Ce qui les encourage à être créatifs dans la découverte d’une alternative et l’agriculture biologique est pour eux la mieux indiquée par rapport à l’agrogénétique pour résoudre les problèmes de l’environnement. Car cette pratique interdit l’utilisation des intrants chimiques et favorise la santé de l’agrosystème y compris la biodiversité, les cycles biologiques et la biologie du sol. L’agriculture biologique ne se présente pas comme une recette magique, même s’elle propose certaines technologies qui pourraient être utiles dans l’atténuation des problèmes suscités par les mauvaises pratiques culturales. Les résultats obtenus au cours de l’étude ont permis de confirmer les hypothèses émises au départ dans l’introduction. Au vu de ces résultats, les remarques et les suggestions ont été faites. Celles-ci s’inscrivent dans la logique d’une meilleure approche des conditions d’installation de l’agrobiologie au Tchad, gage réel de préservation et de protection des écosystèmes dégradés. La pratique biologique exige des actions énergiques dans le domaine de l’information, de la sensibilisation et d’initiative. Cette vision est nécessaire pour définir les orientations de la filière et cerner le contexte dans lequel on produit. Car un itinéraire technique ou un concept nouveau comme celui là n’est jamais adapté dans l’absolu. Sa pertinence et son succès se résument sur l’application de ses bases techniques et scientifiques. C’est à ce titre seulement que cette pratique saine et écologique peut contribuer à la préservation de l’environnement déjà affecté et assurer le développement durable

Version intégrale (memoireonline)

Page publiée le 18 mai 2011, mise à jour le 27 août 2018