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sur le développement des zones arides et semi-arides

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Wageningen University (2011)

Coping with drought for food security in Tigray, Ethiopia

Berhe Araya Alemie

Titre : Coping with drought for food security in Tigray, Ethiopia

Auteur : Berhe Araya Alemie

Université de soutenance : Wageningen University

Grade : PhD thesis 2011

Résumé Catalogue des Bibliothèques (CIRAD)

L’agriculture pluviale reste particulièrement exposée à la sécheresse en zones semi-arides et, de plus, seulement une faible proportion du volume d’eau pluviale (15%) est utilisée par les cultures au profit de la production de graine, de fibre, et de fourrage. En effet, la sécheresse est à l’origine des pertes de récoltes et de l’insécurité alimentaire enregistrées au cours de ces trois dernières décennies en zones semi-arides au nord de l’Ethiopie. Des données fournies par les expérimentations au champs, les paysans, et le modèle FAO AquaCrop ont permis de mieux comprendre et d’évaluer les caractéristiques du climat local en relation avec la sécheresse et les options d’adaptation. II apparaît que les paysans et les chercheurs aient une conception différente de la sécheresse. L’ analyse approfondie des données pluviométriques a mis en évidence trois types de sécheresse en zones semi-arides au nord de l’Ethiopie. Ainsi, la sécheresse est due à : (1) une courte saison pluvieuse du fait de l’avènement tardif et/ou de la cessation précoce des pluies, (2) de l’absence prolongée des pluies durant les phases sensibles de développement des plantes, ou (3) à une totale rupture de la pluie. Les stratégies d’adaptation consistent à l’ajustement des dates de semis, des techniques de conservation de l’eau in-situ et de la collecte de l’eau pour l’irrigation déficitaire. Les structures physiques destinées à la conservation de l’eau doivent être envisagées dans les cas extrêmes de variabilités pluviométriques typiques des zones arides. A cet effet, le billonnage apparaît comme étant une technique prometteuse tandis que le mulching n’est plus vulgarisé. Néanmoins, les pratiques agronomiques à l’instar de l’utilisation des variétés précoces et résistantes à la sécheresse sont plus accessibles que les techniques de conservation de l’eau. Par ailleurs, il apparaît que les pertes de récoltes soient beaucoup plus liées au déficit hydrique qu’à l’infertilité des sols. Cependant, il est à remarquer que lorsque la production augmente le déficit en eau et l’infertilité des sols s’alternent en tant que facteur limitant. Du fait de cette synergie eau-nutriments, il est nécessaire d’envisager à la fois une fertilisation précise et un ajustement de la densité des semis. Concernant les changements climatiques, les paysans estiment que le phénomène est plus lié à la désertification. A l’issue des expérimentations, il est démontré que les stratégies de lutte contre la sécheresse sont potentiellement efficaces pour réduire les risques de pertes de récoltes en zones semi-arides au nord de l’Ethiopie.

Mots clés : Drought - Sequía - food security - Seguridad alimentaría - Semiarid zones - Zona semiárida - Rain - Lluvia - Ridging - Alomado - Drought resistance - Resistencia a la sequía - Harvesting losses - Pérdidas durante la cosecha ; SECHERESSE - SECURITE ALIMENTAIRE - ZONE SEMI-ARIDE - PLUIE - BILLONNAGE - RESISTANCE A LA SECHERESSE - PERTE A LA RECOLTE

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Page publiée le 14 novembre 2011, mise à jour le 30 mai 2022