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L’arganeraie marocaine façonnée par le travail de l’homme

IRD Février 2011

L’arganeraie marocaine façonnée par le travail de l’homme

IRD Février 2011

Grâce à l’huile d’argan, les consommateurs pensent contribuer au développement des femmes berbères du sud-ouest marocain et à la protection de la nature. Chacun a en tête cette image d’Epinal d’un arganier sauvage, menacé par les activités humaines, qui tel un « don de la nature » donnerait une huile aux milles vertus. Rares sont ceux qui savent que l’arganeraie couvre à elle seule plus de 800 000 hectares et qu’il s’agit d’une forêt habitée.

Des chercheurs de l’IRD et leurs partenaires du programme POPULAR montrent que l’arganeraie est en réalité le fruit de plusieurs siècles de domestication. Depuis des générations, les paysans de la région façonnent l’ « arbre à chèvres », le taillent, l’élaguent, le magnifient… : des pratiques contredisant l’image « naturaliste », qui ne sont jamais évoquées par la filière argan.

Le programme POPULAR a permis la prise en considération du savoir-faire local notamment dans les processus de gestion de la forêt. Mais face aux enjeux économiques, l’image médiatique de l’argan aura-t-elle raison des pratiques ancestrales, entraînant à terme une « naturalisation » effective de l’arganeraie ?

Pour plus d’information sur le site de l’IRD

Page publiée le 17 novembre 2011, mise à jour le 18 novembre 2011