Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Doctorat → Maroc → Thèse soutenue → Approche hydrogéologique de la nappe du Haouz, Maroc par télédétection, isotopie, SIG et modélisation

Université Cadi Ayyad (2007)

Approche hydrogéologique de la nappe du Haouz, Maroc par télédétection, isotopie, SIG et modélisation

ABOURIDA Aahd

Titre : Approche hydrogéologique de la nappe du Haouz, Maroc par télédétection, isotopie, SIG et modélisation

Auteur : ABOURIDA Aahd

Université de soutenance : Université Cadi Ayyad

Grade : Docteur spécialité Hydrologie 2007

Résumé
Le développement économique de la plaine du Haouz est essentiellement basé sur l’agriculture, qui nécessite une mobilisation de plus en plus importante des ressources en eaux, avec un recours croissant à l’irrigation à partir des eaux de surface et des eaux souterraines. Ces dernières ont connu une surexploitation liée à la fois à la croissance du secteur agricole et à la persistance des années de sécheresse, entraînant une variation importante du niveau de la nappe phréatique. Ainsi la gestion et la protection de l’eau souterraine deviennent fondamentales. La présente étude, qui s’inscrit dans le cadre du programme de coopération Franco-marocaine « Sud-Med », vise une meilleure connaissance du comportement hydrodynamique de la nappe phréatique du Haouz, notamment la détermination des taux de recharge et de décharge qui reste une indétermination importante à appréhender et la précision des conditions aux limites de la nappe libre. Dans ce sens, on a eu recours en premier lieu à l’imagerie satellitaire pour l’évaluation des volumes d’eau souterraine pompés à partir de la nappe du Haouz. Pour ce faire on a effectué une classification supervisée multi temporelle en utilisant trois images landsat TM, ce qui nous a permis d’élaborer une carte d’occupation du sol. Cette dernière a servi à la détermination des besoins en eau des différentes cultures et par la suite au calcul des volumes d’eau utilisés pour l’irrigation au niveau de la plaine, connaissant les apports d’eau de surface on a donc pu estimer le volume d’eau moyen pompé pour l’irrigation à 409 Mm3. Afin de déterminer les aires de recharges de la nappe on a eu recours aux techniques isotopiques. Ce qui nous a amené à procéder à l’échantillonnage des eaux de la nappe lors de deux campagnes de terrain. L’analyse des teneurs en isotopes stables notamment l’oxygène 18 et le deutérium nous a permis de montrer que la recharge s’effectue au niveau des formations éocènes et crétacées du Haut Atlas central entre 1300 et 1900 m et sur les calcaires et marno-calcaires liasiques du Haouz oriental entre 1200 et 1600 m, en plus de l’infiltration des eaux des oueds au piémont de l’Atlas. On a aussi élaboré un Système d’Information Géographique relatif à cette étude au niveau duquel on a introduit un nombre important de données recueillies, notamment les informations concernant les pompages autorisés au niveau de la plaine, les données piézométriques et les apports en eau de surface au niveau des zones irriguées à partir des lâchers de barrages et des seguias de piémonts. Ces données ainsi obtenues ont été traitées et analysées avant d’être ajoutées aux conditions aux limites de l’aquifère et aux paramètres physiques du milieu et intégrées dans le modèle numérique des écoulements souterrains, afin d’observer le fonctionnement de la nappe sous l’impact de ces différents paramètres.

Présentation (ABHATOO)

Version intégrale (CESBIO ) (16,9 MB)

Page publiée le 13 janvier 2012, mise à jour le 3 janvier 2018