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Université Abdelmalek Essaadi, Tétouan (2010)

Étude de l’activité antimicrobienne et antioxydante des extraits des plantes médicinales d’origine marocaine. Application bio-technologique à l’amélioration de la qualité des produits alimentaires

Amensour, Mahassine

Titre : Étude de l’activité antimicrobienne et antioxydante des extraits des plantes médicinales d’origine marocaine. Application bio-technologique à l’amélioration de la qualité des produits alimentaires

Auteur : Amensour, Mahassine

Université de soutenance : Université Abdelmalek Essaadi, Faculté des sciences, Tétouan

Grade : Doctorat 2010

Résumé
La conservation des aliments est l’une des principales préoccupations de l’industrie agro-alimentaire. D’une part, les aliments constituent des milieux favorables à la croissance de micro-organismes responsables de toxi-infections alimentaires. D’autre part, la peroxydation des lipides dans les aliments au cours des processus de fabrication et de stockage conduit à la perte aussi bien de la qualité que de las sécurité de ces aliments. La recherche de substances végétales naturelles aux propriétés antimicrobiennes et antioxydantes est donc d’un grand intérêt pour l’industrie alimentaire. Notre étude a pour but d’évaluer l’activité antimicrobienne et antioxydante des extraits de plantes médicinales d’origine marocaine, d’identifier leur composition chimique et leur contenu en polyphénols et en flavonoïdes et de vérifier leur efficacité dans des produits alimentaires. Les résultats obtenus concernant l’activité antibactérienne des extraits aqueux de 15 plantes médicinales testées ont montré que 3 de ces plantes : Myrtus communis, cistus ladaniferus et citus monspeliensis sont dotées d’une activité antibactérienne importante. Le spectre d’action de quatre extraits chimiques (méthanoliquen éthanolique, à l’acétate d’éthyle et aqueux) de ces plantes contre 14 souches bactériennes Gram positives et gram négatives a montré que les bactéries Gram positives sont plus sensibles aux extraits des plantes que les bactéries Gram négatives. Aussi l’extrait méthanolique des feuilles de myrtus communis possède la plus forte activité antibactérienne contre les souches Gram positives et surtout contre Listeria Monocytogènes et Staphylococcus aureus. Une activité importante de cet extrait contre les souches de Pseudomonas aeruginosa a également été observée. Les extraits méthanoliques de Myrtus communis et de cistus ladaniferus montrent également une activité antifongique élevée. Cette activité augmente avec l’augmentation de la concentration des extraits. L’activité antioxydante des extraits de ces plantes a été évaluée en utilisant six tests : le test de piégeage du radical DPPH, le test de blanchiment du β-caroténe , le pouvoir réducteur, le test TBARS, l’activité de Chélation du fer et le test TEAC. Les résultats obtenus ont montré que les extraits méthanoliques et aqueux des feuilles de Myrtus communis montre la plus grande activité antioxydante, l’évaluation quantitative des polyphénols et des flavonoïdes montre une source prometteuse e polyphénols et que les feuilles de Myrtus communis contiennent aussi la plus forte teneur en composés phénoliques. L’analyse chromatographique des extraits des trois plantes montre un profil complexe de la fraction volatile obtenue. Certains composés majeurs sont présents dans les trois extraits de la même plante, d’autres sont spécifiques et ne sont identifiés que dans l’un ou l’autre des extraits. L’analyse du contenu phénolique par HPLC-DAD a révélé que le myricétine-3-O-rhamnoside et le myricétine-3-O-glucoside sont les composés flavonoïdes majeurs de M.Communis. Le Malvidine-3-O-glucosideet le délphidine-3-O-glucoside sont les anthocyanines majeurs dans les fruits de M.communis. L’addition de l’extrait aqueux des feuilles de M.communis lors de la fabrication de 2 produits alimentaires (saucisses de Francfort et pâté de thon) à l’échelle pilote a limité des réactions d’oxydation et a réduit la croissance de la flore mésophile aérobie totale (FMAT) dans ces aliments. Par ailleurs, cet extrait confère une coloration de ces aliments. Ces résultats montrent que l’utilisation d’extrait de M.communis à la place de certains conservateurs ou colorants de synthèse peut être envisagée dans le domaine de l’industrie agro-alimentaire.

Mots clés : Myrtus Communis ; Cistus ladaniferus ; Cistus monspeliensis ; Conservation alimentaire ; Plante médicinale ; Polyphénol ; Antimicrobien

Présentation (Toubkal)

Page publiée le 24 mai 2012, mise à jour le 3 janvier 2018