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Université d’Oran - Sénia (2009)

Réponses physiologiques, Biochimiques et anatomiques chez le Haricot (Phaseolus vulgaris L.) au stress de la salinité

BOUHADDI Karima

Titre : Réponses physiologiques, Biochimiques et anatomiques chez le Haricot (Phaseolus vulgaris L.) au stress de la salinité

Auteur : BOUHADDI Karima

Université de soutenance : Université Oran 1 - Ahmed Ben Bella (Université Es-Sénia)

Grade : Magister 2009

Résumé
Afin de comprendre les mécanismes impliqués dans la tolérance des végétaux à la salinité, nous avons étudiés les paramètres physiologiques et biochimiques et anatomiques liés à l ?adaptation du haricot (Phaseolus vulgaris L.) au stress salin. Les impacts de la salinité sur le développement et le rendement de la plante sont aussi nombreux que difficiles hiérarchiser. Les ions chlorure et sodium entrent dans les plantes par les racines et sont véhiculés par le xylème jusqu ?aux tiges et aux feuilles. Là, ils sont soit stockés, plantes de type « includer », soit peu retenus et revéhiculés par le phloème jusqu ?aux racines plantes de type « excluder ». Un stress salin au Na cl + Cacl2) à différentes concentrations 50,100 ; 150 et 200 meq.l- 1 a été appliqué aux plantes âgées de 30 et 60 jours. La teneur en pigments chlorophylliens des tissus foliaires a été déterminé, les résultats obtenues montrent que les plantes sous conditions de salinité croissante la teneur enchlorophylle baisse nettement par rapport aux plantes témoins (non traitées).Cet effet dépressif est plus accentué pour la chlorophylle a que la chlorophylle b. La salinité provoque une accumulation accrue de la proline. Les teneurs de cet acideaminé augmente au fur et à mesure que la concentration saline augmente et aussi selon l ?organe et le stade de croissance. Cette accumulation du composé azoté se manifeste davantage dans les parties foliaires que dans les parties racinaires. Les organes jeunes en croissance accumulent plus de proline que les organes matures qui achèvent leur expansion cellulaire. Ainsi la production de proline est d ?autant plus marquée que l ?intensité des traitements est importante et les que feuilles sont jeunes c ?est a dire en conditions de multiplication cellulaire intense. D ?autre part, l ?activité enzymatique du nitrate réductase diminue fortement avec l ?augmentation du traitement salin. Les données obtenues montrent que l ?exposition des plantules du Haricot (Phaseolus vulgaris L.) à la salinité s ?est traduite par une chute de la croissance surtout de la partie aérienne. L ?effet de la salinité n ?est pas homogène pour tous les organes. Selon nos résultats obtenus, il a été remarqué que la salinité provoque une accumulation accrue de la proline .Les teneurs de cet acide aminé augmentent au fur et a mesure que la concentration saline augmente, et selon l ?organe. Cet effet dépressif sur la croissance s ?est accompagné d ?une diminution plus accentuée de l ?activité du nitrate réductase dans les racines comparativement aux parties aériennes. La réduction de la croissance peut être aussi liée à des perturbations dans la mise en place des vaisseaux du xylème, parfois à une réduction dans le nombre et le diamètre de ces éléments conducteurs caulinaires et radiculaires sous la contrainte saline. Néanmoins, il faut signaler que les effets de la salinité sur la croissance et la productivité ne sont pas toujours négatifs. Selon nos conditions expérimentales, les résultats obtenus présument que le Haricot (Phaseolus vulgaris L.) présente des caractères le distinguant des autres glycophytes sensibles au stress de la salinité.

Mots clés : Salinité ; Phaseolus vulgaris L. ; Chlorophylle ; Proline ; Nitrate réductase.

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Page publiée le 3 juin 2012, mise à jour le 30 août 2018