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Université de Nice-Sophia Antipolis (2004)

Essai sur l’articulation des financements interne et externe du développement : cas de la Mauritanie

Cheikh-Abdallahi Elhaj Amar Ould

Titre : Essai sur l’articulation des financements interne et externe du développement : cas de la Mauritanie

Dissertation on the link between internal and external development financing. Case study : Mauritania

Auteur :Elhaj Amar Ould Cheikh-Abdallahi

Université de Soutenance : Université de Nice-Sophia Antipolis.

Grade : Doctorat. 2004 . Sciences économiques

Résumé
Le but de ce travail est d’étudier l’articulation entre les financements internes et externes du développement dans un contexte bien particulier qui est le contexte mauritanien. En effet, au lendemain de son indépendance la Mauritanie a adopté une stratégie de développement basée sur le recours systématique au financement externe. L’évaluation que nous avons effectuée du rôle du financement externe (dettes, aide publique au développement, investissement direct étranger) dans l’économie mauritanienne permet de relativiser fortement la pertinence du schéma de financements extérieurs. Ce mode de financement a conduit à l’instauration d’une économie caractérisée par une situation de répression financière, par des entreprises assistées, par un système bancaire en faillite, par une marginalisation et une négligence de l’épargne intérieure et enfin par un taux d’endettement extérieur insoutenable. Suite à l’échec de cette stratégie et avec la réduction des flux d’aide en direction de ce pays, la Mauritanie s’est engagée depuis 1984 dans un programme d’ajustement structurel sous l’égide de la Banque Mondiale et du Fond Monétaire International. A cet égard, la mise en oeuvre d’une stratégie de libéralisation financière accordant la primauté aux ressources nationales apparaît comme une nécessité absolue. Cette stratégie s’articule autour des axes suivants : une politique des taux d’intérêt réels et positifs et d’innovation financière, la promotion des structures financières concurrentielles, une politique d’intégration de l’épargne informelle, le développement du marché des capitaux et la libéralisation des échanges. Les résultats de ces politiques sont très mitigés. Si d’une part la libéralisation financière n’a pas permis l’approfondissement financier et l’augmentation de l’épargne ni même réduit la répression financière au sens de Mac kinnon et Shaw, elle a néanmoins amélioré le cadre macroéconomique et bancaire. Suite à l’étude du système financier mauritanien et de son rôle dans la mobilisation de l’épargne, cette thèse identifie les moyens d’accroître la collecte de l’épargne, de la stabiliser et de renforcer l’intermédiation financière pour répondre aux besoins de financement des investissements. Enfin, elle débouche sur la conclusion que l’aide publique au développement est plus que jamais nécessaire pour ce pays car le système bancaire actuel se trouve limité par la nature même de leurs dépôts dans la possibilité de financer des emplois à moyens et longs terme (ce type de financement étant, en général, financé par les crédits extérieurs). Cependant, il faudrait que cette aide ne soit pas gaspillée ou tout simplement détournée.

Mots clés : Dettes extérieures ; Mauritanie ; Épargne ; Investissements ; Investissements étrangers ; Politique économique

Présentation : SUDOC-ABES

Page publiée le 29 janvier 2005, mise à jour le 20 février 2017