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Université de Paris-Sud (2012)

Approches géochimique et hydrodynamique de la recharge de la nappe du Trarza, sud-ouest de la Mauritanie.

Mohamed, Ahmed Salem

Titre : Approches géochimique et hydrodynamique de la recharge de la nappe du Trarza, sud-ouest de la Mauritanie.

Geochemical and hydrodynamic approaches of Trarza groundwater recharge, south-western Mauritania

Auteur : Mohamed, Ahmed Salem

Université de soutenance : Université de Paris-Sud.

Grade : Doctorat Sciences de la terre : Paris 11 : 2012

Présentation
L’aquifère du Trarza s’étend sur environ 40 000 km2 dans le sud-ouest mauritanien, entre le fleuve Sénégal au sud, l’Océan Atlantique à l’ouest et les formations métamorphiques de la chaîne des Mauritanides au nord et à l’est ; il est contenu dans les sédiments du Continental Terminal et du Quaternaire. L’objectif de cette thèse est d’étudier avec une double approche géochimique (ions majeurs, 18O, 2H, 14C, 13 C) et hydrodynamique les processus de recharge de la nappe en réponse aux changements environnementaux. Les campagnes de terrain menées entre 2010 et 2012 ont significativement complété les rares mesures anciennes. Le niveau de la nappe ne semble pas avoir connu d’évolution significative durant les cinquante dernières années malgré un pompage localement important. L’écoulement général des eaux souterraines de la nappe se produit du sud vers le nord, c’est-à-dire du fleuve Sénégal vers la dépression au nord de Boutilimit où la nappe est à plus de 30 m sous le niveau de la mer. Le croisement des approches hydrodynamique et géochimique a montré que, dans cette zone semi-aride, la dynamique de la nappe est influencée par les multiples changements actuels et anciens de l’environnement (depuis les transgressions quaternaires et les paléotracés du fleuve jusqu’aux différents barrages régulant le cours du fleuve Sénégal). La nappe est principalement alimentée par l’infiltration latérale des eaux de surface du fleuve Sénégal et dans une moindre proportion par les précipitations. La minéralisation des eaux souterraines reste largement influencée par les résidus des transgressions quaternaires. L’évaporation marque fortement les eaux de surface avant et durant leur infiltration. Des calculs encore très préliminaires faits par différentes méthodes indépendantes suggèrent une recharge annuelle inférieure ou égale à 5 % des précipitations, soit de 5 à 10 mm.  

Mots Clés : Géochimie — Mauritanie — Piézométrie — Hydrogéologie — Recharge — Trarza — Mauritanie — Régions arides

Présentation : SUDOC

Version intégrale

Page publiée le 5 avril 2013, mise à jour le 13 janvier 2018