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Université Mohamed V-Agdal (1989)

Contribution à l’étude des fourmis moissonneuses du genre Messor (HYM : Formicidae) d’une zone du (Boujad)- cycle biologique-reproduction-partage des ressources et impact sur la végétation

Farkacha, Souad

Titre : Contribution à l’étude des fourmis moissonneuses du genre Messor (HYM : Formicidae) d’une zone du (Boujad)- cycle biologique-reproduction-partage des ressources et impact sur la végétation

Auteur : Farkacha, Souad

Université de soutenance : Université Mohamed V-Agdal, Faculté des Sciences de Rabat

Grade : DES ou DESA 1989

Résumé
La présente étude met en relief le mode de vie au Maroc de trois espèces de fourmis appartenant au genre Messor : M. barbarus L., M. marocanus Emery et M. sublaeviceps Sants. Ces espèces sont bien adaptées au climat aride de la région d’étude (Boujad) où leurs nids présentent une grande densité. Le principale facteur semble régir la distribution de ces fourmis est l’humidité du sol. Les trois espèces de Messor possèdent la même séquence des étapes physiologiques du cycle biologique. Pas de ponte ni de croissance larvaire en hiver, reprise de la ponte et de la croissance larvaire au printemps donnant des ouvrières petites et moyennes, les grandes ouvrières et les sexués ailés n’apparaissent qu’en fin d’été. Ralentissement puis arrêt de la ponte croissance larvaire dans le courant de l’automne. La température joue un rôle prépondérant dans le contrôle de ce cycle, en agissant sur la vitesse de réchauffement et de refroidissement du sol dans lequel vit chacune de ces colonies. La période et le déroulement des essaimages sont les mêmes pour ces espèces ; Les précipitations constituent un facteur climatique très important dans le déclanchement du vol nuptial. Au laboratoire, il à été observé que la fondation des nouvelles sociétés chez les Messor est de type indépendant et que de jeunes sociétés d’une année n’ont pas encore produit des sexués ni d’ouvrières de grande taille. Aucune préférence dans les récoltes n’a été observée chez ces espèces : elles reflètent la phénologie et l’abondance des plantes dont les graines viennent à maturité. La température, bien qu’elle ne soit pas le seul facteur stimulateur de l’activité extérieure des Messor, joue un rôle primordial dans le contrôle de cette activité. L’étude du partage des ressources du milieu, montre que M. barbarus possède la meilleure adaptabilité et peuple tous les biotopes favorables aux Messor. Par contre M. marocanus et M. sublaeviceps n’habitent que dans des biotopes particuliers et s’éliminent réciproquement. On a pu déceler un grand chevauchement dans la niche alimentaire, temporelle et spatial, entre les espèces sympatriques (M. barbarus et M. sublaeviceps d’une part, M. barbarus et M. marocanus d’autre part). La prédation des graines par les Messor est dominante sur la dissémination. De grands dégâts ont été causés par ces fourmis sur la végétation exploitée par l’homme (Pépinières, Cultures céréalières notamment).

Mots clés : Écologie ; Fourmis Moissonneuses ; Messor ; Zone Aride ; Cycle Biologique ; Végétation

Présentation (Toubk@l)

Page publiée le 24 mai 2013, mise à jour le 12 janvier 2018