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Université Cadi Ayyad, (2001)

La décharge publique de Marrakech : caractérisation des lixiviats, étude de leur impact sur les ressources en eau et essais de leur traitement

Hakkou, Rachid

Titre : La décharge publique de Marrakech : caractérisation des lixiviats, étude de leur impact sur les ressources en eau et essais de leur traitement

Auteur : Hakkou, Rachid

Université de soutenance : Université Cadi Ayyad, Faculté des Sciences et Techniques, Marrakech

Grade : Doctorat 2001

Résumé
Le site de décharge publique de Marrakech exploité depuis 1987, par la Communauté Urbaine de Marrakech, pour éliminer ses déchets urbains a été retenu en fonction de critères ne répondant pas aux exigences imposées par la protection de l’environnement et la maitrise des déchets qui se développent au Maroc. L’analyse de cette décharge a montré que le tas de déchets, dont le volume des dépôts a été estimé à partir des relevés topographiques à 400.000m3 sur une hauteur pouvant atteindre 8 m et qui est stocké dans une cuvette inclinée, présente à terme un risque de glissement lors d’un événement pluvieux exceptionnel. Le volume de lixiviats est d’environ 2800 m3/ha/an. Ces lixiviats présentent des concentrations élevées en Cl-, HCO3-, Na+, K+, SO42-, Ca2+, Mg2+, NH4+ et en certains métaux lourds (Pb, Cu et Cr). La pollution organique est également importante ; la DCO peut atteindre 138.000 mg O2/l. de plus les concentrations en ces polluants sont nettement supérieures à celles généralement rencontrées dans d’autres décharges d’ordures ménagères à cause du climat semi-aride et du type de déchets enfouis. Par ailleurs, les valeurs du rapport DBO5/DCO allant de 0,13 à 0,38 indiquent que les lixiviats étudiés sont riches en matières organiques non biodégradables. L’ensemble des résultats montre qu’outre la méthanogénèse, la sulfato-réduction est active dans la décharge. Le site étant situé à cheval sur une formation quaternaire perméable et des schistes fracturés, ces lixiviats s’infiltrent vers la nappe phréatique sous-jacente, qui s’écoule en direction de l’oued Tensift. En effet, le suivi de la qualité des eaux, à proximité de la décharge, durant l’année 1999, a montré que les eaux souterraines et celles de l’oued Tensift sont de mauvaise qualité. L’Analyse en composantes Principales a montré que la pollution des eaux, par les lixiviats, est essentiellement due à la matière organique, HCO3-, NH4+, Na+, Ca2+, Mg2+, Cl- et SO42-. Les essais de traitements biologiques dans un réacteur opérant en batch, ont montré que les lixiviats intermédiaires sont difficiles à traiter. Les abattements de la DCO n’ont pas dépassé 30%, sous conditions anaérobies et 54% sous conditions aérobies. Cependant, les essais de traitement biologiques aérobies d’un lixiviat jeune ont permis d’obtenir des taux d(abattement encourageants ; plus de 93% pour la DCO et 99% pour la DBO5.

Mots clés : Décharge publique ; Marrakech ; Maroc ; Lixiviat ; Pollution de l’eau ; Eau souterraine  ; Traitement biologique

Présentation (Toubk@l)

Page publiée le 24 mai 2013, mise à jour le 9 janvier 2018