Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Doctorat → Maroc → Thèse soutenue → Amélioration de l’aptitude à l’enracinement des jeunes rejets du palmier dattier : contribution à l’étude des aspects physiologiques et biochimiques

Université Moulay Ismail, Meknès (2004)

Amélioration de l’aptitude à l’enracinement des jeunes rejets du palmier dattier : contribution à l’étude des aspects physiologiques et biochimiques

Qaddoury, Ahmed

Titre : Amélioration de l’aptitude à l’enracinement des jeunes rejets du palmier dattier : contribution à l’étude des aspects physiologiques et biochimiques

Auteur : Qaddoury, Ahmed

Université de soutenance : Université Moulay Ismail, Faculté des Sciences, Meknès

Grade : Doctorat 2004

Résumé
Le présent travail constitue une contribution à la maitrise des aspects pratiques en faveur de l’enracinement des jeunes rejets du palmier dattier et une approche de l’aspect biochimique de l’ontogenèse racinaire. Les expérimentations réalisées ont permis de cumuler un ensemble de résultats permettant de réussir, avec un rendement satisfaisant, la multiplication du palmier dattier par transplantation de jeunes rejets. Les résultats montrent que le cultivar Mejhoul présente une meilleure capacité de reprise et d’enracinement suivi de cultivar Boufeggous. Cependant, le cultivar Khalt montre un très faible potentiel de reprise et d’enracinement. Par ailleurs, le meilleur taux de réussite est obtenu par les rejets ayant suit un traitement auxinique (AIB à 5%) et dont le système foliaire est légèrement réduit. Ces rejets sont plantés dans les deux jours qui suivent leur prélèvement, sur un substrat composé d’un mélange de tourbe (1/2), du gravier fin (1/6/ et du sol de la palmeraie (1/3) puis conduits sous nébulisation. L’analyse du niveau des différents paramètres biochimiques au moment du servage des rejets montre qu’il n’a pas de relation significative entre la capacité d’enracinement et l’activité spécifique des peroxydases, des AIA oxydases ou des polyphénoloxydases. De même, aucune relation significative n’est observée entre l’aptitude à l’enracinement et les teneurs initiales en composés phénoliques ou en carbone total. Par contre, la meilleure réponse rhizogène a été obtenue avec les rejets qui présentent une concentration élevée en sucres et en azote ainsi qu’un rapport C/N faible. D’autres parts, l’étude de la variation de ces différents marqueurs au cours de l’enracinement montre que chez le cultivar à capacité rhizogène élevée (Mejhoul). L’activité spécifique des peroxydases évolue pour atteindre une valeur minimale après le 4éme jour de culture, puis augmente pour atteindre son maximum vers le 10 éme jour. L’activité spécifique de l’AIA-Oxydase montre une évolution similaire à celle des peroxydases. Par ailleurs, l’activité spécifique des polyphénoloxydases, le contenu en composés phénoliques ainsi que le taux de protection d’AIA varient de façon proportionnelle et inversement à l’activité des peroxydases et de l’AIA-oxydase. Par contre, chez le cultivar à faible capacité rhizogène (Khalt), la variation de ces paramètres est faible. D’autre part, le traitement des rejets par l’AIB permet d’anticiper et d’amplifier la variation des différents marqueurs biochimiques en relation avec l’enracinement. Il permet ainsi d’améliorer la capacité rhizogène et d’accélérer l’enracinement des jeunes rejets

Mots clés : Palmier dattier ; Rejets ; Enracinement ; Peroxydase ; Polyphénols  ; Sucre ; Azote

Présentation (Toubk@l)

Page publiée le 27 mai 2013, mise à jour le 11 janvier 2018