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Université My Ismail, Meknès (1998)

Étude ethnopharmacologique de quelques plantes médicinales de l’Oasis de Figuig (sud oriental du Maroc)

Mharzi, Ilhame

Titre : Étude ethnopharmacologique de quelques plantes médicinales de l’Oasis de Figuig (sud oriental du Maroc)

Auteur : Mharzi, Ilhame

Université de soutenance : Université My Ismail, faculté des Sciences, Meknès

Grade : Doctorat 1998

Résumé
L’idée forte est de parvenir à faire quelques économies en utilisant les ressources naturelles locales. C’est dans ce contexte que nous présentons ce travail couvrant l’étude ethno pharmacologique de quelques plantes médicinales utilisées dans le sud du Maroc oriental. La première sélection débouche sur l’établissement d’une liste de dix-neuf plantes issues de l’Oasis de Figuig, par laquelle on réalise d’abord une révision bibliographique suivie d’une étude expérimentale. La première partie de ce travail est consacrée à la description botanique de nos espèces et de certaines de leurs applications traditionnelles locales. Au cours de notre enquête nous avons remarqué une richesse du tapis végétal de l’Oasis de Figuig caractérisé par un taux d’endémisme assez élevé. Les usages traditionnels des plantes médicinales sont divers. Ils couvrent des applications communes aux autres régions du Maroc et aux pays du bassin méditerranéen, et des indications caractéristiques de la traditionnelle Figuigiènne. Mais, il faut marquer la disparition progressive de quelques espèces végétales ainsi que leurs indications traditionnelles sous l’influence du développement et de certains facteurs écologiques. A l’issu de cette analyse ethnobotanique, il est observable que nous sommes en présence d’un patrimoine fragile dont l’étude doit prévoir les modalités et les finalités. Dans ce sens, la deuxième partie de notre travail concerne l’analyse et la recherche de substances chimiques susceptibles de présenter un intérêt pharmacologique. Le criblage phytochimique dévoile une richesse en métabolites secondaires caractérisés par leurs activités biologiques. Les tannins sont détectés chez 100% des espèces, les alcaloïdes chez 80%, les saponosides 60% et les flavonoïdes chez 50%. Cette richesse en composés chimiques est très marquée sur le plan quantitatif, cas de Haloxylon scoparium qui renferme des composés majoritaires représentés par les protéines, les tanins, les saponosides, et les alcaloïdes qui couvrent au moins sept fractions différentes. Elle renferme aussi d’autres composés mineurs qui sont les flavonoïdes, les anthocyanines, les acides gras, les huiles essentielles, les acides aminés libres et polyoses. La présence de ces composés explique certaines applications traditionnelles et nous encourage à réaliser des études pharmacologiques au laboratoire. Ainsi la dernière partie de ce thème présente les effets cytotoxique, toxique, inhibiteur de la croissance de cellules végétales, animales et cancéreuses ainsi que l’effet de certains composés isolés sur le cancer du péritoine transplanté chez des souris BALB/c. Des extraits aqueux obtenus des plantes testées ont un pouvoir cytotoxique sur Artemia Salina (test BS). La CL₅₀ varie de 466 ɥg/ml pour Nerium oleander. Un nombre de 47% d’espèces ont un pouvoir cytotoxique significativement plus important que la plante témoin Colchicum autumnale (CL₅₀<2770 ɥg/ml). Les espèces qui ont un fort pouvoir inhibiteur de la croissance de cellules végétales constituent 20% (Ci₅₀ <5.77 mg de matière sèche/ml de milieu de culture), dont H.scoparium et P.Harmala qui ont un effet cytotoxique sur les cellules cancéreuses C₆ (CL₅₀= 16mg de matière sèche/ ml de milieu de culture). Les substances responsables de cette activité chez P.Harmala sont des alcaloïdes sont la dose de 50mg.kg provoque une augmentation de l’espérance de survie de souris portant le cancer du péritoine. Pour H.Scoparium, son activité résulte de l’effet majeur d’alcaloïdes amplifie par la présence des flavonoïdes et des saponosides. L’examen toxicologique réalisé sur les extraits aqueux des plantes étudiées donne deux espéces significativement toxiques. Penganum harmala dont la toxicité est confirmée par plusieurs travaux scientifiques et Haloxylon Scoparium dont le décocté des feuilles entraine la mort de rats et de souris traités par une dose supérieure à 1200mg/kg.

Mots clés : Plante médicinale ; Maroc

Présentation (Toubk@l)

Page publiée le 27 mai 2013, mise à jour le 10 janvier 2018