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Université Chouaib Doukkali El Jadida (2004)

Mise en évidence des mécanismes de contamination des eaux souterraines par les lixiviats d’une décharge incontrôlée ( El Jadida-Maroc ) : Géologie, hydrogéologie, géoélectrique, géochimie et épidémiologie

Chofqi, Amina

Titre : Mise en évidence des mécanismes de contamination des eaux souterraines par les lixiviats d’une décharge incontrôlée ( El Jadida-Maroc ) : Géologie, hydrogéologie, géoélectrique, géochimie et épidémiologie

Auteur : Chofqi, Amina

Université de soutenance : Université Chouaib Doukkali, Faculté des Sciences, El Jadida

Grade : Doctorat 2004

Résumé
Ce travail ayant pour objet principal la mise en évidence des mécanismes de contamination des eaux souterraines par la lixiviats générés par la décharge incontrôlée d’El Jadida, contribue de manière précise à la connaissance hydrogéologique et géochimique de l’aquifère cénomanien de cette région. Plusieurs méthodes et outils ont été utilisés dans le cadre de ce travail, leur combinaison a montré une meilleure adaptation à un aquifère côtier, vulnérable à la contamination par les lixiviats en zone décharge incontrôlée. Parmi ces descripteurs, nous pouvons citer : traceurs hydrogéochimiques (éléments chimiques, matière organique et métaux lourds), méthodes hydrogéologiques et piézométriques, hydroclimatologie, géologie quantitative et de l’épidémiologie. Ils ont permis de bien vérifier nous hypothèses de départ sur la source principale des fortes charges polluantes des eaux souterraines, liée à l’infiltration des lixiviats. Des suivis périodiques d’analyses physico-chimiques (pH, conductivité électrique, C1⁻, NO³⁻, SO₄²⁻, HCO₃⁻, Na⁺, K⁺, Mg²⁺ et Ca²⁺), de la matière organique et des métaux lourds ont été effectuées de 1999 à 2001, sur un réseau de 60 puits. Ces analyses ont aussi porté sur les eaux de lixiviats. Des campagnes de relevés piézométriques et de sondages électriques et épidémiologiques ont été réalisées dans le cadre de cette étude. L’outil hydroclimatologique a montré que ce sont les eaux de pluie qui représentent la source principale de production des eaux de lixiviats et que la composition chimique de ces lixiviats dépend principalement de la température, de la pluie et du degré d’humidité. L’étude géologique, hydrogéologique et piézométrique a montré que la nappe circule dans les calcaires à perméabilité de fissure d’âge Cénomanien et que les zones à faibles profondeurs de la nappe (inférieures à 15 m) sont observées à proximité et à l’aval de la décharge. Ce sont des zones, considérées à priori comme les plus sensibles à la contamination par les eaux de lixiviats. L’écoulement de la nappe, dirigé de la décharge vers l’océan, conforte l’hypothèse de la forte vulnérabilité à la pollution, des secteurs situés à l’aval de la décharge. La remontée de la nappe au fond des carrières de la décharge montre une contamination accrue et directe de la nappe par les lixiviats. La géoélectrique a permis de confirmer ces résultats et donner une idée préliminaire sur le panache de contamination par les lixiviats. La caractérisation du lixiviat génère par la décharge d’El Jadida a montré qu’il s’agit d’un percolat vieux et stabilisé, véhiculant une importante charge polluante (DBO₅/DCO = 0,06). Celle des eaux de la nappe a montré que ce sont les puits situés à proximité et à l’aval de la décharge, qui sont les plus vulnérables à cette contamination par les lixiviats (conductivités électriques en moyenne de 8mS/cm, chlorures de 2000 mg/l et sulfates 1200 mg/I). Quant à la charge organique et métallique pratiquement négligeable dans les eaux souterraines naturelles, des teneurs anormalement élevées (210 mg/l en DCO, 21 mg/l e DBO₅, 20 µg/l en cadmium, 70 µg/l en chrome, 80 µg/l en nickel) ont été observées principalement dans les puits situés au sein, à proximité et à l’aval de la décharge, dans le sens découlement de la nappe. Ceci plaide en faveur de la contamination de la nappe phréatique par les lixiviats très chargés du site étudié. L’examen préliminaire des résultats de la préenquête épidémiologique a montré que les populations avoisinantes de la décharge d’El Jadida, sont très touchées par les nombreuses et fréquentes nuisances des déchets solides. Plusieurs facteurs sont déterminants dans la contamination des eaux souterraines par les lixiviats : précipitations, sols et zone non saturée, profondeur de la nappe, la distance des puits par rapport à la décharge…

Mots clés : Hydrogéologie de l’environnement ; Aquifère ; Piézométrie ; Métaux lourds ; Contamination ; Lixiviat ; Semi-aride ; Décharge incontrôlée ; Sahel Doukkala

Présentation (Toubk@l)

Page publiée le 27 mai 2013, mise à jour le 6 janvier 2018