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Université Moulay Ismail, Meknès (1993)

Réponses agrophysiologiques de trois variétés de blé dur au stress hydrique en zones semi arides marocaines

Samir, Karima

Titre : Réponses agrophysiologiques de trois variétés de blé dur au stress hydrique en zones semi arides marocaines

Auteur : Samir, Karima

Université de soutenance : Université Moulay Ismail, Faculté des sciences, Meknès

Grade : DES ou DESA 1993

Résumé
La présente étude s’est fixé comme objectif d’évaluer des critères morphophysiologiques de tolérance à la sécheresse chez trois variétés de blé dur (Triticum durum, Desf) : Karim, Marzak et Oum rabia. L’expérimentation s’est déroulée au champ eu domaine expérimental de Sidi El Aydi, Settat et sous serre au Centre Aridoculture (INRA) de Settat. Au champ, les niveaux de stress hydrique ont été imposés à l’aide du système d’irrigation à gradient. Les paramètres morphophysiologiques mesurés sont : le potentiel hydrique, le potentiel osmotique, le contenu relatif en eau, la résistance stomatique, la transpiration foliaire, la température du couvert végétal, la surface foliaire, la hauteur des plantes et la longueur et la surface racinaire. Les performances des variétés étudiées en termes de rendement grain et ses composantes et rendement biomasse ont été également mesurées. Les études conduites ont fait ressortir des différences entre variétés et entre régimes hydriques. Marzak et Oum rabia se sont caractérisées, par un ajustement osmotique, une faible sensibilité stomatique, et un maintien de la turgesence sous de faibles potentiels hydriques. En revanche, la diminution de la turgesence sous stresse hydrique chez Karim a entrainé une chute de transpiration qui a induit une augmentation de la température du couvert végétal. Cette variété a manifesté morphologiquement une forte sensibilité au stress hydrique par comparaison aux deux autres génotypes. Sa surface foliaire, son système racinaire et sa hauteur ont été réduits. Sous stresse hydrique, Marzak a développé un système racinaire plus important pouvant lui permettre d’extraire l’eau des couches profondes du sol. Oum rabia, s’est distinguée par une sénescence précoce des feuilles permettant de diminuer les pertes en eau par réduction de la surface transpirante. Les résultats concernant le rendement biologique et grain ont montré des différences significatives entre les régimes hydriques, et entre variétés testés. L’interaction régimes et variétés n’était pas significative. Marzak a réalisé les rendements grains et l’efficience d’utilisation de l’eau les plus élevés que se soit en régime irrigué ou sec. Oum rabia s’est surtout distinguée par une meilleure production en biomasse qui a engendré une chute de son indice de récolte. Karim était la plus pénalisée sous régime sec du point de vue production. Cependant, elle s’est montrée performante en régime irrigué. La forte corrélation entre la résistance stomatique et le rendement grain fait que l’utilisation de ce paramètre physiologique dans la prédiction du rendement pourrait être prometteuse. De même la forte corrélation de la différence de température (couvert-air) avec le rendement incite à utiliser ce critère pour évaluer la tolérance à la sécheresse des génotypes. En plus, il est très facile à mesurer. En conclusion, notre étude a démontré une différence de comportement entre variétés de blé dur pour les paramètres physiologiques mesurés. Chaque variété utilise une stratégie différente sous stress hydrique. Ainsi, Karim, sensible à la sécheresse, serait recommandé pour les zones favorables alors que Marzak et Oum rabia auraient une plus large adaptation.

Mots clés : Agrophysiologie ; Blé dur ; Stress hydrique ; Zone semi aride ; Maroc ; Sécheresse ; Triticum durum

Présentation (Toubk@l)

Page publiée le 27 mai 2013, mise à jour le 13 janvier 2018