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Université Moulay Ismail, Meknès (1999)

Caractérisation morphophysiologique de la tolérance à la sécheresse précoce et tardive chez le blé dur en zones semi-arides marocaines

Samir, Karima

Titre : Caractérisation morphophysiologique de la tolérance à la sécheresse précoce et tardive chez le blé dur en zones semi-arides marocaines

Auteur : Samir, Karima

Université de soutenance : Université Moulay Ismail, Faculté des sciences, Meknès

Grade : Doctorat 1999

Résumé
La rareté de l’eau est la principale contrainte affectant la production de blé en zones semi-arides marocaines. Parmi les solutions à cette sécheresse systématique, la création de génotypes résistants parait prometteuse. Les objectifs que nous sommes fixés sont : (i) Examiner les différences dans les traits morphophysiologiques parmi certaines variétés de blé dur en réponse au stress hydrique. (ii) Etudier l’effet de ce stress sur ces traits. (iii) Etablir les relations entre ces traits et la tolérance à la sécheresse. Les expérimentations ont été conduites au champ et sous serre durant les années (1990-91 ; 1991-92) et (1994-95 ; 1995-96) et ont consisté à l’application d’un stress hydrique au début et en fin du cycle. Le stress précoce sollicite la privation en alimentation en eau durant la période s’étalant de l’émergence jusqu’au début, mi- ou fin tallage. Des irrigations ont été apportées ultérieurement après la fin de chaque période de stress. Dans le cas du stress tardif coïncidant avec la floraison et la phase du remplissage du grain, les niveaux de stress ont été imposés à l’aide d’un système d’irrigation à gradient. Le degré de stress dans ce cas augmente avec l’éloignement de la ligne de l’asperseur. Les résultats recueillis après l’application du stress tardif ou précoce sur sept variétés de blé dur, ont révélé des différences génotypiques considérables du point de vue morphophysiologique. Les cultivars tolérants avaient, sous stress, un contenu relatif en eau élevé, lié à une grande capacité d’osmorégulation. Leurs taux d’échange en CO² et leur efficacité de transpiration foliaire sont restés élevés au moment où la résistance stomatique et le rapport CO² ambiant/ CO² interne étaient faibles. La corrélation négative entre la résistance stomatique et le rendement grain était élevée. De plus, les grandes variations génotypiques du rendement se sont avérées fortement associées à une grande capacité d’osmorégulation et à une grande efficacité de transpiration foliaire. Une sélection pour ces traits semble être un moyen justifié pour l’amélioration des rendements en grain et en matière sèche aérienne dans les zones semi-arides du Maroc. Du point de vue morphologique, les rendements élevés chez les variétés tolérants étaient associés à une vigueur précoce, à un taux élevé de talles fertiles durant et après application du stress, à un taux de croissance relative élevé, à une bonne reprise après réiirigation et surtout à une grande efficacité d’utilisation de l’eau pour le grain. Pour développer de nouveaux cultivars tolérants, les améliorateurs auront besoin de matériel parental possédant ces traits morphologiques.

Mots clés : Sécheresse Précoce ; sécheresse Tardive ; Blé dur ; Zone Semi-aride ; Maroc

Présentation (Toubk@l)

Page publiée le 27 mai 2013, mise à jour le 12 janvier 2018