Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Doctorat → Maroc → Thèse soutenue → Impact de la décharge de Médiouna sur les ressources en eaux souterraines

Université Hassan II - Mohammedia Casablanca (2007)

Impact de la décharge de Médiouna sur les ressources en eaux souterraines

Fekri, Ahmed

Titre : Impact de la décharge de Médiouna sur les ressources en eaux souterraines

Auteur : Fekri, Ahmed

Université de soutenance : Université Hassan II - Mohammedia, Faculté des Sciences Ben M’Sik, Casablanca

Grade : Doctorat 2007

Résumé
Les Déchets produits par la ville de Casablanca sont déposés depuis 1986 dans la décharge de Médiouna. Le site est composé de carrières qui exploitaient les calcarénites, laissant à nu les quartzites aquifères. Aucune opération d’étanchéisation du fond ou d’installation de système de collecte de lixiviats, n’a été réalisée avant l’exploitation de la décharge. Le premier indice de pollution des eaux de la nappe par les lixiviats a été déclaré dès 1989. Le but de l’étude est de rendre compte de l’état de qualité des eaux en aval de la décharge afin de délimiter le front de pollution actuel et de cerner les facteurs qui conditionnent son avancée. Les analyses physicochimiques réalisées sur les souterraines dans la zone ont montré une détérioration de la qualité des eaux en aval de la décharge, à tel point que les eaux de certains puits ne sont utilisables ni pour l’alimentation en eau potable ni pour l’irrigation. Le traitement statistique des données hydro-chimique par des analyses en composantes principales a permis de distinguer trois grandes familles de puits. La première est polluée par les lixiviats, la deuxième est intacte. Quand à la troisième famille, elle est caractérisée par une pollution minérale qui peut être attribué aussi bien au changement de faciès mis évidence dans la matrice de l’aquifère qu’à l’effet de la diminution des niveaux d’eau identifiée dans la zone et matérialisée par le tarissement de la source « Ain Hallouf ». Pour lever l’indétermination sur l’origine de cette minéralisation, un traçage isotopique utilisant les isotopes stables de la molécule d’eau est réalisé. Le deutérium est utilisé comme traceur spécifique de la pollution par les lixiviats. Cette technique a permis de déceler d’autres zones polluées non détectées par les analyses physico-chimiques. Une nouvelle délimitation de front de pollution est ainsi tracée. La zone polluée se présente sous forme ellipsoïdale axée sur deux linéaments identifiés par l’interprétation des photos aériennes, attestant du contrôle structural qu’exercent les failles dans la progression de la pollution. Cette dernière est retardée par la présence de puits équipés en moyen d’exhaure, qui par leur pompage, assurent un rôle de rideau hydraulique qui entrave l’avancée du front de pollution. Des traitements de lixiviats à l’échelle de laboratoire par réaction prolongé et par coagulation-floculation ont montré que ce dernier type de traitement est plus performant, en conduisant à des abattements en termes de DCO et de turbidité qui respectent les normes de rejet avec un pH proche de la neutralité.

Mots clés : Décharge – Pollution – Nappe – Linéament - Traçage isotopique – Deutérium

Présentation (Toubk@l)

Page publiée le 19 décembre 2013, mise à jour le 9 janvier 2018