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Université Mohammed premier Oujda (1994)

Flux, rétention et incorporation des apports allochtones végétaux dans les réseaux trophiques des eaux douces de la basse Moulouya

Maamri, Abdellatif

Titre : Flux, rétention et incorporation des apports allochtones végétaux dans les réseaux trophiques des eaux douces de la basse Moulouya.

Auteur : Maamri, Abdellatif

Université de soutenance : Université Mohammed premier, Faculté des sciences, Oujda

Grade : DES ou DESA 1994

Résumé
La qualité et la quantité des apports allochtones végétaux ainsi que la rétention de la fraction grossière de ces apports (MOPG), ont été suivies dans deux stations de l’Oued Zeghzel (la branche Sud-Ouest et le Bas Zeghzel), l’un des affluents de la Moulouya, sous climat méditerranéen Marocain. Aussi bien sur les berges que dans l’eau, les apports particulaires allochtones (218 g.m⁻² an⁻¹) étaient plus importants en automne et au printemps avec deux principaux pics : le premier en novembre (42g.m⁻²), le second vers le mois d’avril (32 g.m⁻²) au niveau de la Branche Sud-Ouest, où la végétation riveraine est abondante et la largeur du cours d’eau faible. Au contraire, dans le Bas Zeghzel, la matière organique particulaire allochtone était très faible (59 g.m⁻². an⁻¹) et aucun pic n’a pas pu être décelé. Dans ce secteur, c’est plutôt la matière organique particulaire fine (MOPF) qui prédomine en particulier durant les périodes de hautes eaux durant lesquelles le transit vers l’aval est beaucoup plus rapide. Quant aux matières organiques dissoutes (MOD), les résultats saisonniers brièvement acquis montrent que cette fraction d’apport présente certaines variations spatiales en automne et en été les deux secteurs étudiés. A l’échelle du Zeghzel, nous avons ainsi noté la présence d’un gradient longitudinal au niveau des apports allochtones. Ceux-ci étaient plus importants en amont qu’en aval. Dans le but d’examiner le processus de rétention des apports grossiers, la méthode de marquage, relâchement et recapture des feuilles (Salix pedicellata et nerium oleander) a été appliquée dans deux tronçons des deux stations précitées de l’Oued Zeghzel (La branche Sud-Ouest et le Bas Zeghzel) durant les quatre saisons de l’année 91-92. Dans la branche Sud-Ouest, et durant les quatre saisons, la rétention des feuilles était l’une des plus importantes jamais signalée (5 à 26m) et en général conforme au modèle exponentiel négatif. En comparaison, seul un certain pourcentage bien défini a été retenu dans le secteur de 50 m étudié en aval. Ce pourcentage tendait vers une augmentation lorsque le débit diminuait (printemps et été). Ainsi il était de 24% en automne (débit=280 1/s) et de 22% en hiver (319 1/s) pour croitre à 38% au printemps (116 1/s) et à 43% en été (90 1/s). Mais en toutes saisons, la rétention obéissait à une loi exponentielle en amont et aléatoire en aval. Parmi les différences structures de rétention présentes, les petits barrages de débris de bois, la végétation riveraine et les branchages s’avéraient les plus efficaces, leurs efficacités augmentent lorsque le débit diminuait. Les points stagnants des deux secteurs n’arrêtaient que temporairement les feuilles. Sur le plan trophique, nous avons noté une corrélation positive entre l’abondance de nourriture végétale d’origine allochtone et l’évolution de la biomasse des différents groupes fonctionnels trophiques (dilacérateurs, collecteurs, filtreurs, râcleurs, prédateurs et autres). De même en comparant la structure des invertébrés aquatiques entre l’amont et l’aval, nous avons constaté un changement longitudinal dans la composition des communautés animales en particulier en termes d’importance de groupes fonctionnels : les dilacérateurs sont dominants dans le Haut Zeghzel et quelle que soit la saison d’étude, ils habitaient les structures de rétention les plus efficaces, alors que les collecteurs et les filtreurs sont plus nombreux dans le Bas Zeghzel. La rareté des dilacérateurs, dans ce secteur est liée dans doute au manque de la MOPG à exploiter. La plupart de nos résultats sont comparés et discutés avec d’autres données de la littérature.

Mots clés : Efficacité de rétention ; Groupe fonctionnel trophique ; Gradient amont-aval ; Dilacérateur

Présentation (Toubk@l)

Page publiée le 7 janvier 2014, mise à jour le 13 janvier 2018