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2003

Structuration et organisation des filières céréalières et maraîchères. Région de Thiès (Sénégal)

Sénégal

Titre : Structuration et organisation des filières céréalières et maraîchères. Région de Thiès (Sénégal)

Pays : Sénégal

Dates : 2003 Ce projet est terminé depuis 2010

Partenaires : Région de Thiès/ Collectivité territoriale française : Conseil régional Midi-Pyrénées

Contexte
Au Sénégal, la production céréalière nationale se situe entre 1 et 1,5 millions de tonnes par an parmi lesquelles on compte 40 à 50 % de mil. Elle varie de façon considérable d’une année à l’autre en fonction des conditions climatiques et principalement de la pluviométrie. De nos jours, le pays est contraint d’accroître de plus en plus ses importations pour pouvoir nourrir sa population qui ne cesse de d’augmenter. Le taux d’autosubsistance céréalière atteint actuellement moins de 50%. Le déficit vivrier est aussi en partie lié aux modes de consommation des populations urbaines dont le niveau de consommation de produits importés est élevé (riz, blé, maïs..). Actuellement, ces habitudes sont peu à peu en train d’évoluer vers une augmentation de la consommation des céréales locales qui présentent désormais certains avantages, notamment en termes de prix. En parallèle, on constate que les cultures céréalières et le niébé sont restés la base alimentaire des populations rurales. Dans la région de Thiès, le mil représente 90% de la production céréalière. Les agriculteurs du département de Tivaouane cultivent de l’arachide, du mil et du niébé, ce qui a entraîné une forte érosion et une grande diminution de la fertilité des sols. Au niveau du Département de Mbour, bien qu’il existe une plus grande diversité avec, en plus, du maïs et du sorgho, le mil reste prédominant. Face à ce constat, la Région Midi-Pyrénées et la Région de Thiès ont décidé de faire de l’agriculture d’une des thématiques prioritaires de l’accord de coopération qu’elles ont signé en 2003.

Objectifs
La finalité générale du projet est la lutte contre la pauvreté en milieu rural par l’obtention d’une sécurité alimentaire et de l’amélioration des revenus des agriculteurs, générés par les cultures céréalières et maraîchères.

Description du projet
Le projet vise à atteindre la sécurité alimentaire et à améliorer les revenus des agriculteurs de la région de Thiès au Sénégal par le développement et la mise en place d’outils techniques et en termes d’organisation visant à accroître les productions et à mieux les valoriser. La réalisation des objectifs du projet nécessite un appui à l’émergence ou à la consolidation d’organisations paysannes susceptibles d’être, à l’avenir, les acteurs principaux du développement agricole et de la structuration professionnelle des filières.

Amélioration quantitative de la production.
La région de Thiès est déficitaire en céréales locales et en niébé alors qu’il s’agit de l’un des besoins les plus importants, ces cultures vivrières représentant la base alimentaire des populations rurales locales et le redevenant dans les populations urbaines. En conséquence, le projet développera une proposition d’appui aux agriculteurs afin qu’ils puissent lutter contre cette situation désastreuse.

Description sommaire
Des solutions doivent être trouvées afin d’augmenter la productivité des cultures. Ainsi, il est proposé de travailler d’abord sur les techniques de production des céréales locales et du niébé, qui, d’après les partenaires sénégalais, ont besoin d’être réapprises et ensuite sur l’amélioration de la disponibilité en intrants de qualité tels que les semences, ces dernières représentant un enjeu majeur. En effet, les agriculteurs ne disposent pas de quantités suffisantes, et la mauvaise qualité des semences met en péril toute la filière (jusqu’à des fontes de semis qui ne laissent aucune récolte).

Mise en œuvre du projet
Maître(s) d’ouvrage du projet : ASODIA

Coût total de l’opération : 851 214 euros

Atlas français de la coopération décentralisée

Page publiée le 11 février 2014, mise à jour le 9 avril 2018