Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Projets de développement → Projets 2008 → Programme de mobilisation des eaux de surface et de gestion durable des terres (Djibouti)

2008

Programme de mobilisation des eaux de surface et de gestion durable des terres (Djibouti)

Djibouti

Fonds Français pour l’environnement Mondial (FFEM)

Titre : Programme de mobilisation des eaux de surface et de gestion durable des terres (Djibouti)

Numéro du projet : CDJ1060

Pays de réalisation : DJIBOUTI

Bénéficiaire : PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR LE DEVELOPPEMENT

Date d’octroi du financement : 3 avril 2008. Durée 6 ans

Contexte
Djibouti est l’un des plus petits pays d’Afrique, situé dans une zone volcanique aride et donc essentiellement constitué de steppes, de zones de parcours et de zones désertiques. Le potentiel agricole est très réduit en termes de sols cultivables : seules 10 à 15% des terres seraient actuellement exploitées à cause de la pénurie en eau et de la surexploitation des nappes des oueds. Par ailleurs, la population rurale, qui forme 20% de la population du pays, est majoritairement constituée de nomades ou de semi-nomades qui pratiquent l’élevage extensif. La surcharge des parcours occasionnée par ce cheptel en expansion se traduit par une détérioration de la couverture végétale dont la capacité de régénération n’est pas assurée. Chaque tribu d’éleveurs exploite un territoire bien délimité où l’élevage est conduit librement, parfois sans respect des règles de gestion des parcours en raison des déséquilibres entre les ressources et le cheptel.
En outre, les services techniques déconcentrés manquent cruellement de moyens financiers, humains et de matériels. Leurs contacts avec les producteurs sont très rares et leur niveau de technicité généralement bas. Cette situation, à terme, peut contribuer à la désertification du pays et à renforcer l’exode rural des éleveurs vers les grandes villes. La bonne cohésion et la solidarité communautaire qui sont le produit de la forte hiérarchisation de la société Djiboutienne seraient une bonne base pour la mise en place d’actions de développement local.

Description du projet
Le programme intervient dans les cinq districts du pays autour de trois composantes principales : _ 1. La mobilisation des eaux de surface : il s’agit d’aménager des ouvrages hydrauliques pour récolter les eaux de ruissellement servant à approvisionner le bétail et pour réhabiliter et créer des points d’eau pour l’Homme. La dégradation des terres et des infrastructures devrait être atténuée par des actions de lutte antiérosive, de restauration du couvert végétal et d’amélioration foncière. Enfin, la protection des espaces menacés de la forêt du Day est prévue par la régénération assistée de la végétation ligneuse. _ 2. Le renforcement des capacités nationales afin de parvenir, par la sensibilisation et la formation, à accompagner les communautés rurales dans la gestion durable des ressources naturelles. De nouveaux rapports entre les communautés rurales et l’administration doivent être instaurés afin que le programme aboutisse à l’élaboration participative de schémas d’aménagements pastoraux : les communautés doivent s’approprier les problématiques les concernant et participer aux prises de décision sur les aménagements et leur gestion ; l’administration doit, elle, promouvoir la participation des communautés en fournissant les appuis nécessaires sur les plans technique et méthodologique. _ 3. La coordination et la gestion du projet sont assurées par une Unité de Gestion du Programme autonome, localisée à la Direction de l’Eau du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Mer (MAEM). Les actions de terrain sont mises en œuvre par les sous-directions locales du développement rural sous la supervision de deux coordinateurs régionaux. La maîtrise d’œuvre d’une partie des activités est sous-traitée à des associations ou à des organisations communautaires. L’essentiel des moyens humains est fourni par le MAEM, par ailleurs maître d’ouvrage du programme. _ L‘intervention du FFEM se focalise sur la conservation de la forêt du Day (composante 1), sur le renforcement des capacités nationales par le financement d’une partie de l’assistance technique internationale et sur la gestion et le pilotage du programme par le soutien des activités de suivi-évaluation

Montant global du projet : 8 900 000,00 €
Financement FFEM : 1 000 000,00 €

Présentation FFEM

Page publiée le 21 mars 2014, mise à jour le 17 juin 2019