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Université des sciences et de la technologie Mohamed Boudiaf d’Oran (2013)

Hydrologie du Sahara : carte pluviométrique et crues

TALIA Amel

Titre : Hydrologie du Sahara : carte pluviométrique et crues

Auteur : TALIA Amel

Université de soutenance : Université des sciences et de la technologie Mohamed Boudiaf d’Oran

Grade : Doctorat 2013

Résumé
En premier lieu, cette étude a pour objet l’identification, dans « tout » le Sahara algérien d’une éventuelle fluctuation climatique et l’étude de ses conséquences sur les ressources en eau. En deuxième lieu, le grand intérêt de l’étude des crues est de jeter quelques lueurs sur la vitesse de progression et l’importance de ces crues. La majeure partie de travail a résidé dans l’analyse critique des données. Une étude du régime pluviométrique a été élaborée à partir de 160 stations météorologiques du Sud algérien. A la lumière des résultats obtenus par plusieurs tests diffèrent, la vérification de la normalité nous amène à conclure qu’à partir du Centre saharien les distributions sont assez dissymétriques. L’application de l’ACP avec rotation aux 71 stations a montré l’existence de quatre distributions statistiques géographiquement bien distinctes. Ceci est du à la diversité et à l’hétérogénéité du relief et à l’influence de l’Atlas saharien. Les représentations graphiques de l’évolution des totaux pluviométriques annuels ont mis en évidence une alternance de périodes sèches et humides sans pouvoir parler de cycles. Une diminution importante des pluies annuelles est enregistrée au cours des décennies 1940 et 1970. Afin de vérifier la signification de ces résultats, des tests statistiques de détection de rupture ont été employés à la totalité de l’information disponible dans les séries d’observations. Deux méthodes de cartographie, le krigeage et la régression multiple entre les paramètres pluviométriques et topographiques ont été employées. Après la critique des données, 83 pluviomètres ont été gardé. Le nombre total des couples à pas de temps annuel est 3321 distants de 18,87044 Km. A priori, les paramètres proposés sont ceux d’un variogramme omnidirectionnel (tolérance de 90°) calculé sur la moitié du champ. Le pas d’exploration des distances est le 20ème de la moitié du champ (20 classes de distances). Le MNT recouvrant notre région d’étude a été complété et corrigé. Ensuite, notre sélection s’est portée sur un ensemble de variables morphométriques (5 au total) : distance à la mer ; Distance par rapport à l’Atlas saharien ; Altitude réelle ; Paramètres d’exposition. Les paramètres explicatifs ont été soigneusement choisis de façon à ce qu’ils soient facilement mesurables ou calculables pour n’importe quel point de l’espace. La méthode de régression multiple utilisée est la méthode régressive. Le coefficient de corrélation multiple est de 80%. On peut ainsi obtenir une estimation de la pluie pour les sites des 83 postes pluviométriques et pour n’importe quel point de la région dont on connaît les coordonnées X et Y et les valeurs des paramètres explicatifs. Pour l’étude des crues extrêmes, nous avons choisi le bassin versant situés au Sud Ouest de l’Algérie « Oued Seggueur ». Il est indispensable, avant d’effectuer des calculs probabilistes sur les débits de crue de porter un regard critique sur les jeux de données hydrométriques. L’étude de l’écoulement du bassin versant d’oued Seggueur a permis de retenir que l’irrégularité de la précipitation, la diversité des types de sol, les fortes pentes, perturbent la répartition de la lame d’eau ruisselée sur le bassin versant. Cette lame d’eau diminue du nord au sud et de l’ouest à l’est où les précipitations sont plus élevées et le réseau hydrographique bien hiérarchisé. Le volume ruisselé est faible par rapport à la surface du bassin ce qui explique qu’il y a une grande quantité d’eau qui s’infiltre avant son arrivée à l’interface sud du bassin et par la suite un faible volume d’eau sera emmagasiné dans le barrage. On conclut que les données ainsi obtenues nous interpellent de l’utilité de la construction de tel barrage dans un pareil site. Pour le bassin versant de l’oued Seggueur QIXA10 a été estimé par la loi de GEV comme étant la plus adéquate QIXA10=360 m3/s, c’est un débit très élevé pour une telle période de retour ; la durée caractéristique de la crue du bassin vaut 12 heures. Ceci montre que l’activité accidentelle de l’oued Seggueur n’est pas négligeable tant au point de vue de la fréquence des écoulements que son importance quantitative. Lors de l’étude QdF des séries des Qjmax, nous avons remarqué que le modèle convergent établi par Javelle (2000) ne peut pas être appliqué dans le cadre de la zone d’étude. Ceci est dû à la morphologie du bassin et surtout au climat désertique qui caractérise la région d’étude. On a conclu que la dynamique d’écoulement du bassin versant d’oued Seggueur est due essentiellement au rôle d’écrêter que joue le barrage de Brezina. Après l’application de la méthode du GRADEX, on a conclu que cette méthode donne des résultats fiables et elle convient particulièrement très bien lorsqu’il s’agit d’évaluer les crues extrêmes (période de retour 1000 à 10 000 ans) générées sur un bassin versant de taille modérée (inférieure à 15 000 km²), et lorsqu’une information en pluie et en débit est disponible

Mots clés : Sahara algérien ; carte pluviométrique ; crues.

Présentation

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Page publiée le 3 mai 2014, mise à jour le 11 octobre 2018