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Université El Hadj Lakhdar de Batna (2007)

Contribution à la gestion de la ressource en eau mobilisée " choix de formule empirique pour l’estimation de l’évapotranspiration potentielle "ETP" dans les régions de Tebessa et Annaba’’

Ladlani, Ibtissem

Titre : Contribution à la gestion de la ressource en eau mobilisée " choix de formule empirique pour l’estimation de l’évapotranspiration potentielle "ETP" dans les régions de Tebessa et Annaba’’

Auteur : Ladlani, Ibtissem

Université de soutenance : Université El Hadj Lakhdar de Batna

Grade : Magister 2007

Conclusion
La réussite de tout projet d’aménagement en agriculture, en urbanisme ou autre, nécessite la quantification d’un bilan hydrique qui passe obligatoirement par l’estimation des pertes d’eau par évaporation. L’évapotranspiration est un processus complexe composé d’une évaporation physique et d’une évaporation physiologique (transpiration). Vu la difficulté de séparer ces deux processus dans la nature du fait qu’ils se produisent simultanément, ils sont généralement regroupés sous le même terme d’évapotranspiration. Il est possible d’estimer l’évapotranspiration par le biais de formulations plus ou moins complexes qui nécessitent la connaissance d’un certain nombre de paramètres climatiques qu’on a cité plus haut. L’objectif de cette étude est l’estimation de l’évapotranspiration potentielle dans deux régions climatiques différentes, l’une subhumide (Annaba) et l’autre semi aride (Tébessa) de Annaba et Tébessa par sept (07) modèles différents (Turc, Thornthwaite, Blanny-Cridle et Penman, Penman FAO, ANRH) puis nous avons la comparé ces résultats avec les valeurs de la mesure directe à l’aide de l’évaporomètre de Piche. Cette comparaison des valeurs de l’évapotranspiration potentielle obtenues par les différentes formules empiriques et celle des valeurs mesurées permet de choisir la formule la plus convenable dans un lieu bien déterminé. Les données disponibles de l’évaporation s’étalent sur huit ans (1990-1997) et corrigées par la formule de Bouchet pour la détermination des valeurs de l’évapotranspiration potentielle. La formule de Thornthwaite et celle de l’ANRH permettent d’évaluer l’évapotranspiration potentielle mensuelle par la seule mesure de la température moyenne mensuelle ainsi que la position géographique de la région. La formule de Penman et celle de Blanney-Cridle utilisent tous les paramètres climatiques température, insolation, vitesse du vent et humidité relative. La formule de Turc est basée sur les mesures de la température, humidité relative et l’insolation.

Ce travail nous a permis de constater que : Le modèle de Blanney-Cridle surestime l’évapotranspiration potentielle mensuelle par rapport aux autres formules, alors que le modèle de Thornthwaite sous-estime. L’évapotranspiration potentielle obtenues par les formules de Turc, Penman, Penman FAO et ANRH aboutissent à la même fourchette de valeurs. Concernant le mois de pointe, nous constatons que la plus grande valeur de l’évapotranspiration potentielle se situe au mois de Juillet, où les sept formules présentent la même tendance d’évolution de ce paramètre. Les valeurs obtenues à l’aide des formules de l’ANRH et de Penman présentent des résultas identiques. Afin d’exploiter au mieux ces résultats, il est conseillé en cas de disponibilité des données climatiques d’utiliser la formule de Penman FAO pour tous les mois de l’année dans le bassin de la Seybouse et celui de Oued Mellegue.

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Page publiée le 11 mai 2014, mise à jour le 2 octobre 2018