Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Master → Algérie → Magister → 2007 → Dégradation de la qualité des eaux du barrage de Zerdezas suite à une pollution naturelle (W.de Skikda)

Université El Hadj Lakhdar de Batna (2007)

Dégradation de la qualité des eaux du barrage de Zerdezas suite à une pollution naturelle (W.de Skikda)

Kemoukh, Sami

Titre : Dégradation de la qualité des eaux du barrage de Zerdezas suite à une pollution naturelle (W.de Skikda)

Auteur : Kemoukh, Sami

Université de soutenance : Université El Hadj Lakhdar de Batna

Grade : Magister 2007

Résumé
Au cours de cette étude, nous avons contribué à l’analyse des risques de pollution dans le bassin versant qui alimente la cuvette du barrage de Zerdazas. Ce bassin fait partie des bassins côtiers Constantinois, c’est l’une des régions les plus arrosées d’Algérie, qui se trouve dans les zones hydrologiques des montagnes plissés du littoral. La géologie de la région est très diversifiée avec une lithologie très hétérogène grâce à sa position, dans l’Atlas Tellien du Tell oriental (Kabylie de Collo). Cette zone est caractérisée par sa complexité litho-structural, dont les formations les plus anciennes sont d’âge Permo-Trias et les plus récents sont d’âge Quaternaire. La lithologie dominante est représentée par des calcaires, des marnes, des grés et des argiles, ce qui nous permet de dire que les terrains perméables représentent 27% et les terrains imperméables73%. Donc le ruissellement est supérieur par rapport à l’infiltration.
L’étude géomorphologique a montré que le bassin versant du barrage de Zardezas est caractérisé par une morphologie variée, avec une superficie de l’ordre 340Km2 et un périmètre de l’ordre de94Km, de forme allongée. On note que le talweg principal a 33,50 Km de longueur avec un chevelu hydrographique très dense et un écoulement temporaire.
L’étude hydoclimatologique montre que la région de Zardezas est l’une des régions les plus arrosées d’Algérie avec un climat Sub-Humide selon De MARTONNE avec un indice d’aridité de l’ordre de 23,82. Du point de vue climatique la région est caractérisée par : Une précipitation moyenne annuelle de 667 mm ; Une température moyenne annuelle de 18°C, et la saison pluvieuse va de la mi-Octobre jusqu’au mois d’Avril, l’été est sec et chaud et s’étende du mois de Juin au mois de Septembre. Le bilan hydrologique selon la méthode de THORNTHWAITE montre que l’évapotranspiration réelle annuelle est de l’ordre de 464mm. Le ruissellement est de l’ordre de 124mm et l’infiltration plus faible soit 79mm, ce qui totalise un excèdent de 30% des précipitations. Il faut noté également que le bassin versant est formé en grande partie par des terrains imperméables. Le déficit agricole commence à partir du mois de Juillet et s’étale jusqu’au mois d’Octobre, ce qui nécessite une irrigation. La RFU atteint son maximum entre les mois de Décembre et Avril, mais à partir du mois d’Avril elle commence à baisser suite a un épuisement de stock. Le suivi hydrochimique des eaux du bassin versant du barrage de Zardezas au cours d’un demi cycle hydrologique a permis de donner un aperçu sur la qualité de ces eaux. Les apports extérieurs représentés par les eaux météoriques peu minéralisées alimentent le ruissellement. Une dilution des éléments chimiques proportionnelle à l’intensité et à la durée des précipitations, malgré le parcours des eaux au cours de leurs écoulement, les eaux du bassin versant restent toujours faiblement chargées avec une minéralisation totale inférieure à1200mg/L. le faciès est chloré –sodique, cependant pour mettre en évidence les liens qui existent entre les éléments eux mêmes, nous avons fait appel une ACP qui est une méthode statistique descriptives. Les résultats obtenus nous ont permis de dire que les eaux du bassin versant de Zardezas sont aptes à être utilisées pour l’agriculture mais non potable pour l’AEP à cause de l’existence de quelques minéraux nocifs et dangereux pour la santé tel que le mercure et le plomb. Pour remédier à cette catastrophe naturelle, il faut traiter ces éléments au niveau de la station d’épuration pour éliminer ou au moins abaisser le taux de ces éléments dans les eaux destinées à l’AEP.

Version intégrale ( 3,9 Mb)

Page publiée le 11 mai 2014, mise à jour le 2 octobre 2018