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Université Constantine 1 (ex Mentouri) 2009

Hydrogéologie des systèmes aquifères en pays montagneux à climat semi-aride. Cas de la vallée d’Oued El Abiod (Aures)

Hamel Ahmed

Titre : Hydrogéologie des systèmes aquifères en pays montagneux à climat semi-aride. Cas de la vallée d’Oued El Abiod (Aures)

Auteur : Hamel Ahmed

Université de soutenance : Université Constantine 1 (ex Mentouri)

Grade : Magister 2009

Résumé
Ce travail s’inscrit dans le cadre de l’hydrogéologie des montagnes. C’est une approche hydrogéologique des systèmes aquifères de l’une des vallées aurésiennes. Le plus haut point (Irfen Keltoum) se situe à Chélia d’une altitude de 2328 m. Partagée entre la wilaya de Biskra et la wilaya de Batna, la zone d’étude s’étend sur une superficie dépassant les 1300 Km². Les régions de l’Atlas saharien, comme c’est le cas pour une grande partie des Aurès, participent à l’alimentation des aquifères des Zibans et par là même, les aquifères du bas Sahara. Un déséquilibre dans le bilan des aquifères aurèsiens, aura, sans nul doute, une répercussion sur les réserves des aquifères du Sahara. L’étude géologique et géophysique ont permis d’identifier les aquifères et de connaître la géométrie des réservoirs, et révèlent l’existence de passages latéraux de faciès très fréquents dans cette zone. Le synclinal de Rhassira est le plus important de l’Aurès, allongé sur plus de 80 Km, et la cuvette d’El-Outaya constitue le prolongement de ce dernier. C’est une structure sous forme de plis emboutis. La limite entre les deux est marquée par un accident tectonique majeur, qui s’étend jusqu’à la région de M’doukal faisant apparaître deux diapirs et plusieurs sources chaudes. La série stratigraphique s’échelonne du Jurassique au Quaternaire faisant environs 6000 m d’épaisseur. La zone fait partie du bassin de chott Melghir, avec un climat semi aride au Nord, steppique sur la zone médiane et hyperaride au Sud. Les précipitations vont de 150 à 450 mm. Au nord l’évapotranspiration présente 84 à 92 % des précipitations et le reste du bassin soit deux tiers de la surface présente un bilan hydrologique déficitaire. La zone est constituée d’un empilement de réservoirs. Les plus exploités sont le Maastrichtien, Paléocène et Yprésien-lutétien inférieur. L’écoulement des eaux est du NE au SW. Les faciès chimiques indiquent une dissolution des roches carbonatées en présence notable de roches évaporitiques. 81 % des échantillons sulfatés calciques ; 15% bicarbonatés calciques. Quand aux eaux chlorurées sodiques, elles caractérisent le réservoir gréso – conglomératique et les eaux mélangées à des eaux thermales dans la région de Chetma. Les rapports caractéristiques rMg++/rCa++, et rSO4- -/rCl- témoignent d’un écoulement également dans le même sens, avec une vitesse de transit longue au Sud. L’analyse en composantes principales (A.C.P) a permis de distinguer plusieurs groupes d’eau, et a permis de dissiper certains doutes qui régnaient autour des origines des eaux. La qualité des eaux est bonne, dans la partie amont, passable à médiocre dans la partie médiane et médiocre à mauvaise au Sud. Dans cette optique et sur la base de l’environnement géomorphologique et géologique de la région, les trois périmètres de protection des eaux souterraines des aquifères carbonatés ont été établis (périmètre immédiat, rapproché et éloigné).

Mots-clés : Hydrogéologie de montagne, zone semi-aride, simulation thermodynamique, Géode, canyon de Rhoufi, Aurès.

Présentation

Version intégrale

Page publiée le 17 mai 2014, mise à jour le 17 septembre 2018