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Université Constantine 1 (ex Mentouri) 2010

Forêts, géosystèmes et dynamique du milieu : Le cas de l’Aurès

Meharzi Mohammed Kamel-Eddine

Titre : Forêts, géosystèmes et dynamique du milieu : Le cas de l’Aurès

Auteur : Meharzi Mohammed Kamel-Eddine

Université de soutenance : Université Constantine 1 (ex Mentouri)

Grade : Doctorat 2010

Description
Et c’est ainsi que notre étude s’articule-t-elle sur quatre principales parties que nous allons essayer de présenter. Il y a d’abord la présentation des milieux physiques de ce grand massif : la topographie notamment que nous avons qualifiée de simple car c’est un enchaînement d’anticlinaux très élevés et de synclinaux très profonds ce qui suppose un réseau hydrographique dendritique très dense et par conséquent une pluviométrie insoupçonnable surtout sur les parties élevées et les sommets. D’ailleurs nul auteur n’a étudié la topoclimatologie en Algérie et encore moins dans l’Aurès, pourtant un des thèmes favoris des climatologues (peut-être par manque de données !). Pour notre part, nous avons essayé d’approfondir et d’appliquer cette étude sur le terrain malgré la quasi-absence actuelle des stations météorologiques. Comme nous avons essayé de quantifier les différents paramètres climatiques afin d’avoir une vision globale sur les capacités hydrauliques du massif pouvant aider aux aménagements futurs et par delà maîtriser les catastrophes naturelles qui peuvent en découler. Quel est donc l’impact du climat sur le milieu ? Quelle relation avec le substratum ?
Dans une seconde partie nous avons épluché la végétation qui compose le paysage de l’Aurès. En effet et comme souligné auparavant, au vu de l’altitude, du climat et du substratum, plusieurs types de végétation y sont localisés en commençant par l’alpage, des herbes se trouvant dans les sommets de montagnes à plus de 2000 m. d’altitude et dont la hauteur est strictement limitée par le froid hivernal. Vint ensuite la forêt de cèdre, un arbre endémique à l’Afrique du nord (Algérie et Maroc) et que nous pouvons qualifier de noble au vu de sa taille, sa solidité et ses nombreuses utilisations d’où la recrudescence de son abattage par A l’étage entre le subhumide et le semi-aride, le chêne vert apparaît comme étant le trait d’union entre le cèdre et le pin d’Alep. C’est une essence qui a été de tout temps exploitée par les populations et notamment l’utilisation domestique. Après le pin d’Alep, une essence nord africaine par excellence et pouvant supporter les limites extrêmes du climat d’où son grand rôle dans le reboisement, nous y trouvons le genévrier très souvent en association avec la steppe et les palmiers. L’objectif de cette partie est de faire le lien entre le substratum et la végétation en étudiant tous les paramètres de ces essences chacune confinée dans un géosystème avec étude de cas particuliers. Comment se comportent-elles sous les différents climats ? Quelle est sa relation avec les milieux très souvent agressés aussi bien par les précipitations que par l’homme ? Comment se répartissent-elles ?
Dans la troisième partie, c’est l’étude de la dynamique de toute cette masse. Il y a d’abord l’homme et sa répartition depuis les millénaires sur son territoire, son univers, son terroir. Nous avons essayé d’étudier le rapport qui a toujours existé entre lui et ses montagnes. Quel est son rôle dans la destruction de l’équilibre écologique du milieu forestier par le défrichement incontrôlé et abusif, par les incendies volontaires qu’il provoque afin d’agrandir son espace cultural ? N’est-il pas le responsable direct du paysage de désolation que nous rencontrons dans l’espace aurasien ? Peut-on connaître et quantifier sa culpabilité ? Cette étude n’a été possible que grâce aux travaux antérieurs qui ont inventorié la multitude de forêts et de maquis par essence ainsi que par leurs différents utilisateurs. Et cela sans négliger le code la forêt qui l’a plus ou moins sauvée de l’exploitation féroce et effrénée de l’homme et de sa cupidité.
Et enfin une dernière partie où nous avons essayé de connaître les conséquences de la déforestation. Y a-t-il menace sur l’équilibre socio-économique si fragile par l’érosion, l’envasement des barrages ? Et quels sont les « remèdes » à apporter afin de revivifier cet espace. Notre but vise donc à cerner la fragilité de ce grand massif montagneux qui fait face au désert et aux emprises humaines (déforestation, surpâturage, érosion, …) autrement dit à préciser les équilibres ou déséquilibres actuels de ce massif ainsi que les possibilités d’un développement montagnard en tenant compte de la nécessaire remontée biologique.

Présentation

Version intégrale

Page publiée le 18 mai 2014, mise à jour le 2 mai 2018