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Université catholique de Louvain (2001)

Restauration des couverts herbacés riches en espèces

Janssens, Frédéric

Titre : Restauration des couverts herbacés riches en espèces

Auteur : Janssens, Frédéric

Université de soutenance : Université catholique de Louvain (Belgique)

Grade : Doctorat en sciences agronomiques et ingénierie biologique 2001

Résumé
Les articles qui composent ce travail ambitionneront tout d’abord la mise en évidence de variables pédologiques susceptibles d’influencer l’existence de couverts herbacés riches en espèces. C’est dans ce cadre que des hautes teneurs en phosphore échangeable du sol se sont avérées fortement préjudiciables à la diversité botanique. Cet effet dépressif peut être joué par un autre élément déjà bien connu à ce sujet : l’azote. Cet élément provient notamment de deux sources naturelles : la fixation symbiotique (rhizobium) par les légumineuses et la minéralisation de la matière organique. De nombreuses études ont mis en évidence une diminution de la fixation symbiotique de l’azote atmosphérique ou de la minéralisation de la matière organique en raison de trop faibles teneurs en phosphore échangeable du sol. Dans cette hypothèse, l’azote assimilable resterait l’élément-clé régissant la diversité botanique dans les couverts herbacés ; le phosphore ne jouerait qu’un rôle régulateur déterminant les quantités assimilables d’azote. L’analyse des concentrations en nutriments dans les végétaux a permis de mettre en évidence une relation directe entre le phosphore et la diversité botanique. Aucune relation entre l’azote et la diversité botanique n’a été trouvée. Dans ce cas, le phosphore semble infuencer la diversité botanique indépendamment de l’azote. En fonction de ces résultats, une méthode simple permettant de juger du potentiel de restauration d’un site a été décrite. Cette méthode basée uniquement sur un relevé de la végétation en p lace, permet en outre l’identification des facteurs à changer pour favoriser cette restauration. Le choix d’un site se fera de préférence sur les sites où le potentiel de restauration est élevé. Il se peut toutefois que la restauration doive se faire absolument sur un site qui ne soit pas adapté (teneurs en phosphore échangeable élevées). Dans ce cas, des méthodes visant à réduire les quantités de cet élément dans le sol sont proposées. Les méthodes classiques comme l’étrépage ou l’utilisation de plantes-pompes s’avérant inefficaces, une méthode originale, adaptée spécifiquement au phosphore, est présentée. Elle fait appel aux oxydes de fer, présents naturellement dans les sols, et fixant les ions phosphates. Enfin, dans la plupart des cas, la restauration d’un couvert herbacé riche en espèces doit se faire par le biais d’un semis. Il est donc impératif de connaître le comportement germinatoire des espèces-cibles. La germination et la survie des plantules de quelques espèces caractéristiques des prairies de fauche a donc été étudiée en fonction du statut hydrique et nutritif (azote, phosphore et potassium) du milieu. Le phosphore et le potassium n’ont pas montré d’influence sur la germination des espèces testées. Par contre, celle-ci s’est vue diminuer en présence de grandes quantités d’azote. Ceci indique que l’influence du phosphore échangeable des sols sur la diversité botanique présentée ci-dessus ne se manifeste pas de manière directe au niveau de la germination des espèces caractéristiques. Cette influence peut toutefois se manifester de manière indirecte par le biais de l’azote.

Mots clés : pédologie, azote

Présentation

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Page publiée le 18 mars 2006, mise à jour le 24 novembre 2018