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CNEARC ESAT (Montpellier) 1999

Gestion des ressources dans les zones inondables de la haute vallée du fleuve Sénégal

N’Dienor M.

Titre : Gestion des ressources dans les zones inondables de la haute vallée du fleuve Sénégal

Auteur : N’Dienor M.

Etablissement de soutenance : CNEARC ESAT (Montpellier)

Diplôme : Diplôme d’Agronomie Tropicale (1999)

Résumé
Ce stage s’est déroulé dans la zone de transition entre la haute vallée et la moyenne vallée du fleuve Sénégal, au Sénégal Oriental, dans le département de Bakel, au sein de la communauté rurale de Moudéry. Cette zone sahélo-soudanienne est caractérisée par une irrégularité des précipitations à la fois intraannuelle et inter-annuelle et a été particulièrement touchée par les phases sèches depuis 1970. Mais la présence d’un important réseau hydrographique, constitué par le fleuve Sénégal et un chapelet de mares entre Bakel et Diawara, compense une partie du déficit en eau. Cette zone disposait anciennement des cuvettes de décrue inondées par le fleuve Sénégal. Les sécheresses successives et le contrôle du fleuve, depuis la construction du barrage de Manantali, n’ont pas permis de retrouver une inondation suffisante depuis 1974. Ce manque d’eau a entraîné l’abandon de certaines variétés de cultures à cycle long et l’apparition de nouvelles variétés à cycle court pour s’adapter aux nouvelles conditions écologiques. Les zones cultivées anciennement en dé-crue ne le sont plus, faute d’inondation, et les périmètres irrigués villageois étaient uniquement exploités pendant la saison des pluies. Néanmoins les paysans se concentrent actuellement dans les micro-dépressions qui conservent plus longtemps les eaux de pluie et dont les sols argileux maintiennent une humidité favorable aux cultures, ainsi que dans les terres de berges (falo) du fleuve Sénégal. Les mares ne sont pratiquement plus alimentées par les eaux du fleuve. Le principal apport d’eau vient actuel-lement des eaux de ruissellement du jerri. Elles (les mares) deviennent des zones d’exploitation des périmètres maraî-chers alors qu’elles servaient de zones de pêche et de pâturage. La compétition des usages entre intensification maraîchère et maintien des activités de pêche et d’élevage créent actuellement des conflits pour la mobilisation de la ressource en eau de ces mares de Bakel à Diawara.

Sujet : Ressource en eau ; Gestion des ressources ; Utilisation de l’eau ; Système de culture ; Structure agricole ; Structure de production ; Enquête ; Fleuve sénégal ; Sénégal

Présentation (Montpellier Sup Agro)

Page publiée le 18 juin 2014, mise à jour le 16 décembre 2017