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CNEARC ESAT (Montpellier) 1997

Etude du fonctionnement des "groupes de contact" et mesure de l’adoption des innovations chez les producteurs au Niger (zone couverte par le P.R.S.A.A.)

Boubacar M.

Titre : Etude du fonctionnement des "groupes de contact" et mesure de l’adoption des innovations chez les producteurs au Niger (zone couverte par le P.R.S.A.A.)

Auteur : Boubacar M.

Etablissement de soutenance : CNEARC ESAT (Montpellier)

Diplôme : Ingénieur d’Agronomie Tropicale, Mémoire (Master NATURA VOPA) (1997)

Résumé
Au Niger, un nouveau programme de vulgarisation agricole a débuté en 1988 avec l’appui technique et financier de la Banque Mondiale. Ce programme s’inspire essentiellement de la méthode Formation et Visites. Le Programme de Renforcement des Services d’Appui à l’Agriculture (PRSAA) à travers son Unité de Coordination a la charge de conduire et de gérer cette nouvelle approche. Dans ce cadre, les agents à la base travaillent avec des Producteurs de Contact (PC) organisés en Groupes de Contact (GC). L’étude du fonctionnement des groupes de contact laisse apparaître que les liens de parenté et de pouvoir sont assez importants au sein de ces groupes. Nous avons noté d’autre part que le nombre de femmes touchées par ce programme est assez faible. Il ressort par ailleurs que les jeunes de 15 - 25 ans sont peu représentés dans les GC. Nous retenons que la plupart des producteurs de contact sont chefs d’exploitation, ce qui leur donne le pouvoir de décider des changements dans la conduite des activités de production agricole. Notre étude a pu (re)mettre en évidence la nécessité de l’existence d’un réseau efficace de distribution d’intrants. En effet, le manque d’intrants entrave fortement l’adoption de certains thèmes (utilisation de l’urée dans le traitement des pailles, etc.). De plus nous avons pu dégager qu’un grand nombre de thèmes et recommandations techniques ne sont pas tout à fait nouveaux pour les agriculteurs. Certains paysans manifestent un certain scepticisme eu égard à l’existence de graves contraintes (sécheresse, baisse de la fertilité des sols ... ) pour lesquelles la vulgarisation semble impuissante à l’heure actuelle.

Sujet : Vulgarisation ; Adoption de l’innovation ; Formation ; Paysannerie

Présentation (Montpellier Sup Agro)

Page publiée le 20 juin 2014, mise à jour le 15 décembre 2017