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Université Montpellier III / CIHEAM-IAMM (2013)

Estimation des quantités d’eau utilisées par culture et par village en fonction des ressources hydriques disponibles : établissement d’un modèle hydroagricole pour la région de Deir el ahmar, Liban

Baccar M.

Titre : Estimation des quantités d’eau utilisées par culture et par village en fonction des ressources hydriques disponibles : établissement d’un modèle hydroagricole pour la région de Deir el ahmar, Liban

Auteur : Baccar M.

Etablissement de soutenance : Université Montpellier III / CIHEAM-IAMM

Diplôme : Master of Science 2013

Résumé
Dans un contexte de développement de l’activité agricole, l’Etat libanais a investi dans le développement de l’irrigation et la gestion des ressources en eau. Cet effort a pour but d’améliorer le rendement des cultures présentes et d’encourager l’implantation de variétés à fortes marge brute afin d’accroître le revenu des agriculteurs et de conserver une activité agricole rentable et viable dans les zones rurales. Ce master rentre dans ce cadre par l’évaluation du comportement des agriculteurs dans le domaine de l’irrigation, de l’utilisation des ressources en eau et des consommations en eau des cultures dans deux villages (Deir el Ahmar et Btedaai) dans la région de Deir el Ahmar au Liban. Une enquête auprès des experts de la région et les données récoltées auprès du Ministère de l’agriculture libanais a permis l’élaboration d’un modèle hydroagricole basé sur la spatialisation des ITK des cultures et des sources disponibles (canal, lac, puits), l’estimation des quantités d’eau utilisées par les cultures et les quantités disponibles. Nous avons ensuite pu effectuer un arbitrage grâce à des règles de décision pour le choix de la source d’irrigation pour une année moyenne. Il ressort de ce travail qu’il n’y a pas d’effet type de sol et que les besoin en eau des cultures ne sont pas pris en compte lors des irrigations. En effet, les agriculteurs apportent les mêmes quantités (en nombre d’heures d’irrigation) pour une même culture quel que soit le type de sol. L’étude a aussi montré qu’il y a bien une période de pointe (entre les mois d’avril et de mai) durant laquelle le canal de la plaine est susceptible de ne pas satisfaire les besoins en eau des cultures à forte marge brute (pomme de terre, concombre, oignon) ce qui contraint leur développement. Nous avons aussi constaté que, pour une année moyenne, les quantités d’eau disponible au niveau du lac collinaire de Deir el Ahmar ne satisfaisaient pas les besoins en irrigation, pendant le mois de septembre, des arbres fruitiers présents les plus rentables (pommier). Ce constat peut être plus marquant pendant une année sèche. L’outil que nous avons développé, et qui sera validé par la suite, permettra de tester des scénarios favorisant le développement de la région comme le dimensionnement de nouveaux lacs collinaires en fonction des besoins des cultures ou l’apport d’innovation

Mots-clés : GESTION DES EAUX ; AIDE A LA DECISION ; IRRIGATION ; BESOIN EN EAU ; PERIMETRE IRRIGUE ; CONSOMMATION ; MODELE DE SIMULATION ; RESERVOIR D’EAU ; COMPORTEMENT DES AGRICULTEURS ; LIBAN

Présentation (CIHEAM-IAMM)

Page publiée le 22 juin 2014, mise à jour le 29 décembre 2017