Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Doctorat → France → 2013 → Étude des relations surface-souterrain du système aquifère d’El Haouareb (Tunisie centrale) sous contraintes climatiques et anthropiques

Université des sciences et techniques de Montpellier 2 (2013)

Étude des relations surface-souterrain du système aquifère d’El Haouareb (Tunisie centrale) sous contraintes climatiques et anthropiques

Alazard, Marina

Titre : Étude des relations surface-souterrain du système aquifère d’El Haouareb (Tunisie centrale) sous contraintes climatiques et anthropiques

Impacts of climatic fluctuations and human activities on surface-groundwater relationship of the El Haouareb aquifer (central Tunisia)

Auteur : Alazard, Marina

Université de soutenance : Université des sciences et techniques de Montpellier 2.

Grade : Doctorat : ECS - Eaux Continentales et Société - UM2 : Montpellier 2 : 2013

Résumé
Dans les environnements semi-arides la ressource en eau est soumise aux irrégularités du climat. Les eaux de surface sont très irrégulièrement réparties dans le temps et dans l’espace. Le cumul annuel des précipitations est généralement faible et les évènements sont rares et intenses, causant des crues violentes et une forte érosion. Les eaux souterraines constituent souvent la principale ressource pérenne utilisable et elles sont largement mises à contribution. Pour pallier aux conséquences néfastes de ces régimes hydrologiques, des projets de grands barrages ont été menés dans ces zones pour favoriser le stockage d’eau. Paradoxalement, la mise en place de ces ouvrages crée un déficit en eau dans certaines zones en induisant des pertes par évaporation et la diminution de la recharge des nappes. Des situations complexes nouvelles sont ainsi créées, nécessitant des modes de gestions adaptés. En Tunisie centrale, le bassin versant du Merguellil fournit un exemple de processus hydrologique profondément modifié par la construction d’un grand barrage. Le bassin revêt une importance stratégique pour la région. Il alimente la plaine de Kairouan qui constitue le plus fort potentiel de développement agricole du pays et dont la nappe alluviale est surexploitée. Les écoulements intermittents de l’oued rechargeaient autrefois la nappe phréatique de la plaine. Le barrage d’El Haouareb construit en 1989 bloquant désormais les écoulements de surface, la recharge se produit plus en amont via le socle calcaire fissuré de l’ouvrage. Cette modification du fonctionnement hydrologique entraine une perte significative d’eau par évaporation et concentre la recharge à l’extrême amont de la plaine, au pied du barrage. Le but de cette thèse est d’identifier les mécanismes de recharge qui s’opèrent au niveau du seuil d’El Haouareb. L’infiltration depuis le lac de barrage a été quantifiée d’après le bilan hydrologique de la retenue et cet état de 56 % de perte par infiltration, 24 % de perte par évaporation, 14 % utilisés pour l’irrigation et 6 % relâchés depuis 1989. Le bilan a été fait à des pas de temps plus fin pour permettre de modéliser les entrées dans le système aquifère.L’identification des flux transitant à travers le seuil calcaire a été menée en croisant des approches hydrodynamiques (analyse du signal) et géochimiques (profils et chronique de CE et températures, chimie des ions majeurs, isotopes stables de la molécule de l’eau). La confrontation des différentes méthodes a permis de consolider les résultats et de pallier aux imperfections de certaines données de terrain dans un contexte hydrologique et hydrogéologique complexe. Un modèle simplifié de l’aquifère fracturé et un schéma de fonctionnement du seuil ont ainsi pu être établis, permettant d’anticiper l’évolution des mécanismes de recharge dans le bassin du Merguellil sous des contraintes climatiques futures.

Mots Clés : Hydrogéologie — Régions arides — Géochimie — Bilan hydrologique — Tunisie — Eaux souterraines — Aquifères — Environnement semi-aride Bilan hydrique Recharge

Présentation (SUDO-ABES)

Texte intégral (IRD)

Page publiée le 24 juin 2014, mise à jour le 29 janvier 2017