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CNEARC ESAT (Montpellier) 2006

Gestion sociale de l’eau comparée entre réseaux anciens et modernes dans la Tessaout Amont (Maroc)

LE BAHERS G.

Titre : Gestion sociale de l’eau comparée entre réseaux anciens et modernes dans la Tessaout Amont (Maroc)

Auteur : LE BAHERS G.

Etablissement de soutenance : CNEARC ESAT (Montpellier)

Diplôme : Ingénieur en Agronomie Tropicale option GSE (2006)

Résumé
Dès 1956, date de son indépendance, le Maroc a voulu assurer sa sécurité alimentaire. Pour cela, la politique du million d’hectares irrigués visait à intensifier les rendements des productions agricoles. Le développement agricole concernait essentiellement les grands périmètres irrigués. Le Haouz de Marrakech, fort d’une tradition séculaire d’irrigation, est l’un de ces 9 grands périmètres. Au sein du Haouz, la Tessaout Amont a été le premier secteur concerné par cette politique. Elle a ainsi été partiellement aménagée dès la fin des années 1960. Dans les villages d’Ouled Ali Ben Daoud, Ouled Abbou et Ouled Mansour, l’Office Régional de Mise en Valeur Agricole du Haouz (ORMVAH), assure l’approvisionnement et, en partie, l’allocation de l’eau dans les zones réaménagées. Par contre, dans les zones seulement réhabilitées, l’ORMVAH se charge de l’alimentation en eau, mais pas de sa distribution. Dans le cadre de la coopération avec l’IRD, l’ORMVAH a demandé une étude de la gestion de l’eau dans la Tessaout Amont prenant en compte l’évolution de ces deux zones juxtaposées. Une approche systémique, multidisciplinaire et diachronique a permis de mettre en évidence les dynamiques de gestion sociale de l’eau. Les villages d’Ouled Ali Ben Daoud, Ouled Abbou et Ouled Mansour forment un petit périmètre d’étude, où l’eau constitue le facteur limitant pour les productions agricoles. Les systèmes de production assurent la base de l’alimentation avec les céréales, cultures peu exigeantes en eau. Ils garantissent aussi un revenu minimum avec l’élevage et les oliviers. Dans ce contexte de pénurie d’eau structurelle, plusieurs formes de gestion de l’eau existent. D’une part, elles se différencient par les réseaux de distribution. D’autre part, l’accès aux ressources, la répartition et la facturation de l’eau diffèrent aussi entre la zone réhabilitée et les zones réaménagées. De ces modes de gestion de l’eau ressortent différents équilibres entre intervention étatique et participation communautaire. Ils offrent des possibilités d’évolution de la gestion de l’eau dans un contexte de désengagement de l’Etat.

Sujet : Irrigation ; Périmètre irrigué ; Réseau d’irrigation ; Gestion des eaux ; Association d’agriculteurs ; Participation communautaire ; Analyse de système

Présentation (Montpellier Sup Agro)

Page publiée le 15 novembre 2015, mise à jour le 23 décembre 2017