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CNEARC ESAT (Montpellier) 1999

La participation des populations locales à l’élaboration d’un projet de gestion durable de leur "forêt villageoise", région de Sikasso, Mali

Scotto di Rinaldi H.

Titre : La participation des populations locales à l’élaboration d’un projet de gestion durable de leur "forêt villageoise", région de Sikasso, Mali.

Auteur : Scotto di Rinaldi H.

Etablissement de soutenance : CNEARC ESAT (Montpellier)

Diplôme : Master of Science Développement Agricole Tropical, AGIR, ( Thèse M. Sc.) et Diplôme d’Ingénieur en Agronomie Tropicale (1999)

Résumé
Au Mali, aujourd’hui, les organisations internationales et le gouvernement malien par la mise en place de la décentralisation, misent, pour gérer durablement les ressources naturelles, sur une responsabilisation des acteurs locaux. Pourtant des questions subsistent quant aux modalités de leur participation : Qui doit participer ? Comment ? Pourquoi ? Ce travail de recherche-action a été écrit suite à une recherche de 6 mois au Mali, dans la région de Sikasso, au sein du programme Gestion Durable des Ressources naturelles de l’organisation Suisse Intercoopération. Quatre villages de la région de Sikasso, ayant un projet de gestion durable de leur "forêt villageoise" appuyé par le programme GDRN, ont été étudiés sous l’angle de la participation des acteurs locaux à ce projet. Après une analyse des stratégies des acteurs, plusieurs dynamiques ont pu être identifiées. D’un côté, les jeunes villageois alphabétisés s’insèrent de plus en plus dans la prise de décision. D’un autre, les patriarches veulent conserver leur autorité et leur main mise sur les affaires du village. En plus de cette confrontation masculine de génération, les femmes, encore très exclues des processus de prise de décision, par l’intermédiaire de quelques leaders, tentent de se positionner dans cette "arène" en tant que nouvelles interlocutrices. Enfm, les allochtones installés en communauté ne sont généralement pas pris en compte dans ces projets. Toutefois, la participation des villageois ne dépend pas seulement de leur statut social. En effet, un autre facteur explicatif de la participation est l’intérêt que l’individu porte au projet. Une c1.arificatoIi des objectifs du prQjet et une concertation entre les différents acteurs sur le mode de gestion à élaborer peuvent leur permettre de se repositionner. Un appui à l’alphabétisation et à l’identification de projets qui répondent aux besoins prioritaires est également nécessaire pour faciliter l’implication des catégories marginalisées. Mais le plus grand changement demandé aux populations pour un élargissement de la prise de décision aux femmes, aux jeunes et aux allochtones est d’ordre socioculturel car il sous-entend une remise en question du rôle et du statut de ces différents groupes au sein de la communauté villageoise. La participation élargie aux catégories marginalisées peut alors être considérée comme une innovation sociale, dans les sociétés rurales de cette zone. Pour être acceptée, elle doit être légitimée par les villageois. Autrement dit, soit elle est désirée et perçue par l’ensemble de la population comme une évolution nécessaire à la gestion durable de la FV, soit elle est suscitée par le programme d’appui mais se justifie pour une gestion durable

Sujet : Forêt ; Gestion de projet ; Gestion des ressources ; Ressource naturelle ; Paysannerie ; Rôle des femmes ; Durabilité ; Participation ; Mali - Sikasso

Présentation (AGRITROP – CIRAD)

Version intégrale (6 Mb)

Page publiée le 13 novembre 2015, mise à jour le 16 décembre 2017