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Irc Montpellier SupAgro Institut des régions chaudes - ESAT (Montpellier) 2010

Quelle durabilité de l’irrigation en zone lacustre au Mali ? : cas du lac Horo

Adamczewski Amandine

Titre : Quelle durabilité de l’irrigation en zone lacustre au Mali ? : cas du lac Horo

Auteur : Adamczewski Amandine

Etablissement de soutenance : Irc Montpellier SupAgro Institut des régions chaudes - ESAT (Montpellier)

Diplôme : Ingénieur de spécialisation en Agronomie Tropicale option GSE (2010)

Résumé
Le lac Horo est une dépression naturelle au coeur du Nord Mali de 18.000 ha dont le régime hydraulique est depuis 1940 régulé par d’importants ouvrages hydroagricoles. Cela permet une mise en valeur agricole de ses berges par les cultures pluviales, de décrue et irriguées. D’abord mis en culture sous administration coloniale française pour fournir blé et coton à la métropole, il a ensuite fait l’objet d’un projet de développement des cultures irriguées et de la riziculture financé par l’agence de coopération allemande (GTZ). Ces projets se sont heurtés à la difficulté de gérer de manière homogène le lac Horo caractérisé par une grande diversité d’acteurs et de modes de mise en valeur ; diversité qui ne peut être appréhendée qu’à des échelles inférieures au lac : le village et le secteur agropédologique. Au cours de son histoire agraire, le lac Horo a été marqué par une extension des surfaces cultivées au dépend de l’espace pastoral. Cette dynamique a d’abord été du Sud du lac vers le Nord, puis du haut des parcelles vers le centre du lac. Les grandes sécheresses qu’a connu le Sahel ont accentué l’intérêt du lac Horo pour les cultivateurs du système Faguibine. Ils s’y sont installés à la recherche de terres, accroissant la pression foncière sur les espaces cultivables. De plus, la non fonctionnalité du réseau d’irrigation, l’ensablement et la baisse de fertilité des sols expliquent la réduction de la superficie cultivable sur la majeure partie du lac. Ces deux facteurs accentuent le phénomène d’extension des cultures dans les couloirs de passage du bétail qui relient les terres exondées aux pâturages inondés. L’obstruction parfois totale de certains couloirs limite l’accès au lac pour le cheptel transhumant et nomade et crée des situations de conflits.

Sujet : Culture irriguée ; Irrigation ; Bassin versant ; Gestion des ressources ; Aménagement de bassin versant ; Communauté rurale ; Participation ; Mali - Nord, Lac Horo

Présentation (Montpellier Sup Agro)

Page publiée le 28 juin 2014, mise à jour le 27 décembre 2017