Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Master → Belgique → Estimation des taux de recharge de nappe en zone semi-aride par la méthode du bilan des chlorures (MBC) : impact de la variabilité spatio-temporelle des teneurs en Cl dans les précipitations et application à deux grands bassins sédimentaires au Sahel

Université de Liège (2003)

Estimation des taux de recharge de nappe en zone semi-aride par la méthode du bilan des chlorures (MBC) : impact de la variabilité spatio-temporelle des teneurs en Cl dans les précipitations et application à deux grands bassins sédimentaires au Sahel

Chantry Geoffrey

Titre : Estimation des taux de recharge de nappe en zone semi-aride par la méthode du bilan des chlorures (MBC) : impact de la variabilité spatio-temporelle des teneurs en Cl dans les précipitations et application à deux grands bassins sédimentaires au Sahel

Auteur : Chantry Geoffrey.

Université de soutenance : Université de Liège

Grade : DESS : Gestion Intégrée des Ressources Hydriques (2003)

Résumé
La Maison des Sciences de l’Eau (MSE), située à Montpellier, est un institut de recherche rassemblant des unités de chercheurs issus de l’UM2 (Université Montpellier II), de l’IRD et du CNRS et travaillant sur les problèmes de ressource et de qualité des eaux continentales. Parmi ces unités, l’UMR Hydrosciences Montpellier étudie les impacts climatiques et anthropiques des hydrosystèmes méditerranéens et tropicaux en s’attachant principalement à la caractérisation et à la modélisation des processus régionaux mis enjeu. C’est au sein de l’équipe MEVHYSA(l) (MEcanismes de la Variabilité HYdrologique en zone Semi-Aride), une des composantes de l’UMR Hydrosciences, qu’il m’a été offert la possibilité d’effectuer mon stage. Cette équipe de chercheurs travaille actuellement au Niger près de Niamey sur l’évolution hydrologique d’une zone de 8000 km2 constituée de multiples petits bassins endoréiques subissant une anthropisation croissante et s’attache tout particulièrement à caractériser de manière aussi précise que possible la recharge des aquifères de cette région. Le Laboratoire d’Hydrogéologie de l’Université d’Avignon (LHA), impliqué dans différents programmes « Nord-Sud » de coopération et de formation à la recherche, effectue principalement des recherches sur le traçage naturel chimique et isotopique des eaux continentales dans le but de mieux appréhender les transferts hydrodynamiques au sein de milieux différents. La connaissance de ces transferts est primordiale et constitue un élément indispensable dans la protection et la gestion des ressources en eau souterraine. La méthode du bilan des chlorures (MBC) est une des méthodes d’estimation de la recharge des nappes les plus couramment utilisées dans les régions arides et semi-arides. Sa fiabilité est cependant limitée à cause notamment de la grande variabilité spatiale et temporelle des concentrations en chlorures dans les précipitations de ces régions. Le travail demandé a consisté à analyser l’impact de cette variabilité sur plusieurs sites de deux bassins sédimentaires au Niger - le bassin des Iullemmeden (site de Niamey) et le bassin du lac Tchad (sites de Diffa et N’Guigmi) - afm de permettre d’augmenter la précision des estimations de recharge des aquifères par cette méthode. Mon stage a débuté par deux semaines de recherches bibliographiques à la MSE qui m’ont permis de me familiariser avec la méthode MBC. Afm de compléter ma liste de données, j’ai poursuivi mon stage au laboratoire d’hydrogéologie de l’Université d’Avignon pour analyser quelques 200 échantillons d’eau. A cette occasion, j’ai pu me servir d’appareillages de chromatographie ionique en phase liquide qui m’ont permis d’élargir mes connaissances dans ce domaine. Mon travail a confirmé la grande variabilité spatio-temporelle des concentrations en chlorures dans les pluies des régions sahéliennes et a pu mettre au jour la nécessité de considérer un nombre d’années plus important que celui généralement utilisé dans les études hydrologiques incluant la méthode MBC. L’analyse des données indique que sept années consécutives sont nécessaires pour obtenir une erreur raisonnable (précision à 10% près) sur l’apport réel en chlorures par les pluies. L’applicabilité de la méthode MEC dans la région de Niamey demeure en outre difficile du fait de l’hydrologie complexe de la région. Par contre, l’estimation obtenue à Diffa et N’Guigmi corrobore les taux de recharge obtenus par d’autres méthodes.

Mots Clés : NAPPE PHREATIQUE ; AQUIFERE ; EAU SOUTERRAINE ; BILAN HYDROLOGIQUE ; CHIMIE DE L’EAU ; METHODE D’ANALYSE ; CHLORURE ; PRECIPITATION ; CHROMATOGRAPHIE ; VARIATION SPATIALE ; VARIATION TEMPORELLE ; BASSIN SEDIMENTAIRE ; ESTIMATION ; ENDOREISME ; GESTION DE L’EAU ; RECHARGE ; TRANSFERT ; ZONE SEMIARIDE ; ZONE SAHELIENNE ; NIGER ; IULLEMMEDEN BASSIN VERSANT ; TCHAD LAC BASSIN VERSANT ; DIFFA ; N’GUIGMI

Présentation (IRD)

Version intégrale

Page publiée le 28 juin 2014, mise à jour le 12 décembre 2017