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Irc Montpellier SupAgro Institut des régions chaudes - ESAT (Montpellier) 2008

Les conditions d’émergence et de pérennisation des organisations des éleveurs sélectionneurs de la race Azawak au Niger

Sale Mahamane

Titre : Les conditions d’émergence et de pérennisation des organisations des éleveurs sélectionneurs de la race Azawak au Niger

Auteur : Sale Mahamane

Etablissement de soutenance : Irc Montpellier SupAgro Institut des régions chaudes - ESAT (Montpellier)

Diplôme : Ingénieur Agonomie Tropicale, option VALOR. (2008)

Résumé
Le projet Azawak est un programme d’appui à l’élevage des bovins de race Azawak à travers l’amélioration de leur performance génétique. Il est financé par le Royaume de Belgique et cogéré par le Ministère Nigérien de l’élevage et des Industries Animales (MEIA) et la Coopération Technique Belge (CTB). Sa philosophie est la diffusion de cette race bovine en mettant en place des organisations d’éleveurs qui vont durablement continuer à produire des géniteurs et les commercialiser auprès d’autres éleveurs. Depuis le démarrage de ses activités en 1998, il a travaillé en étroite collaboration avec la station de Toukounous à laquelle il apporte un appui technique et financier. Cinq coopératives ont été mises en place dans la zone pastorale et agropastorale : Abalak, Dakoro, Filingué, Tamaya et Tchintabaraden. L’objectif est de faire une sélection de la race, sur la base de sa robe fauve uniforme et de l’évolution du poids, tout en luttant contre la consanguinité. Depuis leur mise en place en 2004, ces organisations éprouvent des difficultés dans la commercialisation de leur production mais aussi dans leur fonctionnement interne. C’est dans l’objectif de redresser cette situation que le projet Azawak a commandité cette étude sur l’Analyse des rôles des organisations des éleveurs sélectionneurs dans la valorisation de production et la commercialisation des animaux de qualité de race Azawak. L’étude de la situation de l’élevage avant le projet montre une activité dynamique dans laquelle les acteurs se confrontent, chacun développant sa stratégie. L’assèchement climatique, et l’aridité du milieu qui en découle, auxquelles s’ajoute un nouvel environnement économique (économie de marché), mettaient à mal les exploitations, qui ont su modifier leurs pratiques pour s’adapter. Le projet Azawak vise également l’amélioration des performances économiques des éleveurs nigériens, par une amélioration de la qualité du cheptel : il s’attache à la mise en place d’organisations qui vont produire de façon pérenne des géniteurs destinés aux exploitations d’éleveurs producteurs, mais également des animaux de qualité qui ne seront pas sélectionnés à cause de la présence de quelques tâches blanches ou de leur couleur noire, mais destinés aux marchés dont les clients sont des engraisseurs, des collecteurs, des détaillants et des grands commerçants. Cette étude montre que ces coopératives vont souffrir d’un déficit de financement de leur activité si le projet se retire en fin 2008 ; alors qu’une comparaison de la plus value montre un avantage net chez les éleveurs sélectionneurs que chez les non coopérateurs. La pérennisation de ces organisations réside dans le renforcement de leur fonctionnement et la mise en place des stratégies de promotion orientée vers la création de leur notoriété, de laquelle va jaillir un circuit permanent de commercialisations. Ceci n’est possible que si l’appui se poursuit pendant quelques années encore avec une insistance sur une activité d’animation à large échelle.

Sujet : Bovin ; Élevage ; Méthode d’élevage ; Sélection dans la race ; Structure de production ; Association d’agriculteurs ; Coopérative de producteurs ; Qualité ; Marché ; Circuit de commercialisation ; Niger - Centre ouest

Présentation (Montpellier Sup Agro)

Page publiée le 30 juin 2014, mise à jour le 25 décembre 2017