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CNEARC ESAT (Montpellier) 2006

Etude de l’accès et de l’usage aux ressources pastorales et hydriques chez les éleveurs semi-nomades de l’Arkhangaï, Mongolie

Moreau Stéphane

Titre : Etude de l’accès et de l’usage aux ressources pastorales et hydriques chez les éleveurs semi-nomades de l’Arkhangaï, Mongolie

Auteur : Moreau Stéphane

Etablissement de soutenance : CNEARC ESAT (Montpellier)

Diplôme : Ingénieur en Agronomie Tropicale, option GSE. (2006)

Résumé
La Mongolie, située entre la Russie et la Chine, présente une densité parmi les plus faibles de monde. Son histoire est marquée par une forte culture pastorale, et par d’importants bouleversements politiques aux cours du siècle dernier. En effet le pays est passé d’un système féodal, marqué par une domination des Mandchous, à un système socialiste, inspiré du modèle soviétique, et suite à la chute du bloc de l’Est à un système libéral. L’étude historique de l’évolution du système pastoral mongol dans l’Arkhangaï a mis en évidence le fait qu’il a toujours été soumis à un contrôle important de l’administration, qui gérait alors accès et usage des ressources pastorales et hydriques. Depuis la décollectivisation du début des années 1990 les éleveurs de la zone ne bénéficient plus des services accordés par l’administration socialiste (soins vétérinaires, services d’affouragement, création de points d’eau). Basée sur l’agriculture familiale, le système pastoral n’a pas été profondément transformé par la disparition des coopératives, ou negdel. Cependant avec la fin du collectivisme c’est la fin de l’administration pastorale qui est apparue. En effet, même si de facto les responsables des sums et des bags ont des rôles établis dans la gestion des ressources pastorales, il semble que de jure ce sont les institutions pastorales (khot ail et neg jalgiinhan) qui se chargent de réguler accès et usage des pâturages. Parmi eux les zones accueillant les stations d’hiver et de printemps sont les plus contrôlées. A l’opposé, les ressources en eau (réseau hydrique naturel, puits réhabilités ou puits individuels) sont dans leur grande majorité en accès libre. Même si le phénomène n’en est qu’à ses débuts, des dynamiques sociales et climatiques ont entraîné une réduction de la surface pastorale utilisée par les éleveurs, pouvant former par endroit des aires de dégradations. Une étude complémentaire a mis en évidence la surexploitation généralisée des ressources pastorales. Celle-ci vient du fait que l’élevage est devenu une valeur refuge pour de nombreuses familles, le placement en capital sur pattes étant beaucoup plus avantageux que le placement bancaire. Des aménagements pourraient être mis en place pour revaloriser les vallées asséchées, mais il faudrait dans un premier temps pouvoir résoudre l’origine du problème qui reste la surcharge animale sur la zone d’étude.

Sujet : Système agropastoral ; Pastoralisme ; Méthode d’élevage ; Nomadisme ; Ressource en eau ; Eau disponible ; Gestion des ressources ; Décentralisation ; Mongolie - Arkhangai

Présentation (Montpellier Sup Agro)

Page publiée le 1er juillet 2014, mise à jour le 23 décembre 2017