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CNEARC ESAT (Montpellier) 1999

Développement villageois et aménagement hydroagricole. Conditions et perspectives de valorisation du projet d’aménagement de la plaine de Kamendena (Burkina Faso)

Yen L.X.F.

Titre : Développement villageois et aménagement hydroagricole. Conditions et perspectives de valorisation du projet d’aménagement de la plaine de Kamendena (Burkina Faso)

Auteur : Yen L.X.F.

Etablissement de soutenance : CNEARC ESAT (Montpellier)

Diplôme : Diplôme d’ Ingénieur en Agronomie Tropicale, GSE 1999

Résumé
Le Burkina Faso cherche à assurer son autosuffisance alimentaire ; un accent particulier est donc mis sur la culture du riz, qui représente une grande partie des importations du pays. A cette fin, les programmes d’aménagement de bas-fonds se sont multipliés ces dernières années. Ce mémoire présente les résultats de l’étude d’un projet d’aménagement hydro-agricole d’une plaine d’épandage de crue située à l’ouest du pays. Il s’agissait de dresser un état des lieux de la situation avant la réalisation de l’aménagement, afin de mieux pouvoir prédire ses effets et mettre en place des actions d’accompagnement. Il est apparu que les conditions physiques et socioéconomiques de la plaine de Kamendena offrent à la fois des atouts et des contraintes pour la valorisation de l’aménagement et l’initiation d’un processus de développement. En effet, la mise en valeur agricole de la plaine est fortement conditionnée par le rythme des crues de la rivière Kossi. Un aménagement traditionnel existe déjà, initialement prévu pour la pêche. L’introduction du riz dans les années 1950 a permis la généralisation de la culture dans les systèmes de production pratiqués. Toutefois, face à la variabilité du niveau de l’inondation, les paysans ont adopté des stratégies de minimisation des risques pour la production du riz, différenciées d’amont en aval de la plaine. Ainsi, le riz a sa place dans les systèmes de production, mais est cultivé de façon non intensive. Par ailleurs, les communautés rencontrées se caractérisent par une grande diversité ethnique, sans problème de cohabitation majeur, mais également sans échanges importants. Elles sont principalement organisées autour de la production du coton, à l’échelle infra-villageoise. L’exploitation de la plaine n’a donné lieu à aucune initiative collective : les droits attenant à la plaine sont strictement lignagers. Des modes d’exploitation et I ou de gestion collective ne seront donc pas spontanés de la part des villageois. On note en outre une forte pression démographique, accompagnée d’une pression foncière croissante, ce qui ne sera pas sans poser de problèmes par rapport à la réalisation de l’aménagement. Ainsi, il serait souhaitable de susciter dès à présent des discussions entre les villages à propos de l’aménagement : qu’en attendent-ils réellement ? quel mode de gestion envisagent-ils ? comment pensent-ils résoudre le problème croissant de la pression foncière ? Un accompagnement aussi bien technique qu’organisationnel sera nécessaire pour une bonne valorisation.

Sujet : Sol de bas-fond ; Aménagement rural ; Gestion des eaux ; Enquête sur exploitations agricoles ; Burkina Faso - Kamendena, plaine de

Présentation (Montpellier Sup Agro)

Page publiée le 1er juillet 2014, mise à jour le 16 décembre 2017