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CNEARC (Montpellier) 2006

La prestation de services vétérinaires dans le contexte actuel du Tchad : rôles et place des auxiliaires d’élevage et des "docteurs choukous"

Haroun Moussa

Titre : La prestation de services vétérinaires dans le contexte actuel du Tchad : rôles et place des auxiliaires d’élevage et des "docteurs choukous"

Auteur : Haroun Moussa

Etablissement de soutenance : CNEARC (Montpellier)

Diplôme : Master of Science Natura "Acteurs du Développement Rural" (ADR) 2006

Résumé
Le Tchad est un pays sahélien, situé au coeur de l’Afrique et couvre une superficie de 1.284.000 km2. La population est estimée à 8,6 millions d’habitants (Banque Mondiale, 2004), concentrée dans les zones méridionales et centrales du territoire, dont 80% vivent en milieu rural. Elle tire l’essentiel de ses revenus de l’agriculture et de l’élevage. Le secteur de l’élevage occupe au Tchad, comme dans les autres pays sahéliens, une place importante dans l’économie nationale. Il y représente 40% du PIB agricole (18% du PIB total), 50% des exportations et fait vivre près de 40% de la population, éleveurs mais aussi tous les intervenants sur la filière. L’essentiel des actions pour son développement a porté sur la sécurisation des systèmes d’élevage en assurant d’une part, la mobilité des troupeaux pour une exploitation optimale de ressources, et d’autre part, la lutte contre les multiples contraintes zoo sanitaires. La politique de désengagement de l’Etat s’est mise en place depuis les années 90, avec la libéralisation du marché des médicaments vétérinaires et la privatisation des prestations de services vétérinaires. Un accent particulier a été apporté à la structuration des services vétérinaires avec un partage des rôles entre le service public et le secteur privé tout en impliquant les éleveurs dans la prise en charge des coûts des soins aux animaux. Des vétérinaires se sont installés en privé, des entreprises commerciales pour la distribution de médicaments ont émergé. Un dispositif de service de proximité basé sur des auxiliaires d’élevage a été mis en place. Actuellement, on constate que le nombre de vétérinaires privés, déjà en sous-effectif, diminue, car concurrencé par les agents de services publics de l’élevage et les colporteurs de médicaments appelés communément « docteurs choukous ». Ces derniers tendent à monopoliser le marché avec des produits de qualité douteuse. Le système se dégrade et certains auxiliaires sont inopérants. Par conséquent l’accès à un service de proximité de qualité devient difficile pour les éleveurs. C’est dans ce contexte là que cette étude a été menée en vue de proposer des améliorations possibles. Il est donc fondamental de comprendre à quels recours font les éleveurs face à un problème de santé et quels sont les déterminants des choix des éleveurs ? Quel est l’état du dispositif de santé animale ? De toute évidence, le dispositif en santé animale est faible et ne peut servir durablement les éleveurs que s’il est complété par des mesures tendant à renforcer le système parmi lesquelles la continuité de la formation des auxiliaires et leur pérennisation. L’implication des vétérinaires privés pour renforcer le système d’auxiliaire au profit des éleveurs est un préalable incontournable à la promotion de l’élevage et au-delà de l’économie du pays.

Sujet : Élevage ; Santé animale ; Vétérinaire ; Service vétérinaire ; Aide technique ; Tchad

Présentation (Montpellier Sup Agro)

Page publiée le 3 juillet 2014, mise à jour le 23 décembre 2017