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ENSAT : Toulouse (1999)

Un système d’information à référence spatiale comme outil d’aide à la gestion intégrée de l’eau en Tunisie centrale

Lebreton Luc

Titre : Un système d’information à référence spatiale comme outil d’aide à la gestion intégrée de l’eau en Tunisie centrale

Auteur : Lebreton Luc.

Etablissement de soutenance : ENSAT : Toulouse

Grade : DAA : Ing. Agron. Environ. et Gestion de l’Espace (1999)

Résumé
Ce mémoire de projet de fin d’étude présente les différentes phases d’élaboration d’un Système d’Infonnation à Référence Spatiale (SIRS) portant sur un système irrigué complexe, situé dans la plaine de Kairouan où la ressource en eau est de plus en plus sollicitée pour satisfaire les besoins croissants de l’agriculture locale. S’inscrivant dans un programme national de gestion intégrée de l’eau, le SIRS MERGUSIE s’adresse au ministère de l’Agriculture tunisien à travers ses services régionaux. Pour répondre à l’objectifd’ajustement de la demande des irriguants à l’offre en eau et de valorisation de l’eau, le SIRS formalise sur une zone pilote les relations existantes entre des entités physiques, agronomiques et socio-économomiques. Une base géographique (SIG ArcView) connectée à un système de gestion de base de dormées relationnelle (SGBDR Microsoft Access) permet de rendre compte, à des échelles multiples, des disparités locales du système irrigué appelé Ensemble Ressources Usages. La base cartographique intègre la dimension spatiale du système et la base de données relationnelles privilégie une approche temporelle de l’Ensemble Ressources Usages. L’appréhension de la zone dans sa complexité géographique, humaine et systémique facilite ainsi la compréhension et l’aide à la décision du gestionnaire de la ressource en eau et des infrastructures hydrauliques. Ce travail s’est déroulé en plusieurs phases. Dans un premier temps, une base cartographique et photographique a été conçue afin de resituer tout entité dans son contexte topographique, toponymique et dans son environnement physique. Lors de la première phase d’élaboration des couches de fonds et en particulier lors du géoréférencement des images, un système de référence géographique+ commun (prochainement en vigueur sur tout le territoire tunisien) à toute la base a été choisi. Parallèlement, les liens entre les entités retenues constitutives du SGBDR ont été formalisés. Cette phase de conceptualisation de données a aboutit à la création de la base de données Access qui met en relation des entités de types hydrauliques et agronomiques, agronomiques et foncières, foncières et socio-économiques, etc. Cette base a permis d’orienter ensuite le travail de digitalisation des couches de bases SIG : • limites administratives, • limites des périmètres irrigués et des blocs hydrauliques, • limites de parcelles, • tracé des courbes de niveaux, • localisation du réseau de surveillance piézométrique, • situation des prises d’eau, etc. Dans une seconde phase, des couches élaborées ont été générées à partir des couches de bases à l’aide d’algorithmes issus de deux logiciels de SIG : • le Modèle Numérique de Terrain résulte d’une interpolation de courbes de niveaux (utilisation d’un algorithme d’Idrisi),• les Modèles Numériques de Nappe sont issus d’interpolation de moyennes piézométriques sur une période choisie affectées à des entités ponctuelles correspondant à l’implantation géographique des piézomètres (algorithme de Spatial Analyst, extension d’ArcView). Ces couches élaborées offrent de nouvelles perspectives d’analyse spatiale. Des isopièzes, des iso-courbes de tendances de la nappe, des courbes d’iso-profondeurs d’exhaure, des matrices de pente, etc. ont pu ainsi être réalisés sur des périodes caractéristiques. S’ils s’avèrent précieux pour aider le gestionnaire dans ses prises de décision, ces nouveaux thèmes supposent de bonnes connections entre les deux logiciels utilisés. C’est pourquoi dans la phase de travail suivante, différentes connections entre Access et ArcView ont été évaluées. Des commandes automatiques de transfert rapide et facile de données entre l’un et l’autre logiciel ont été pré-défmies avant la conception d’une interface générale SIG - SGBDR. En dernier lieu, une réflexion a été engagée pour connecter un modèle agro-économique et les résultats de modèles hydrauliques à l’actuelle base de données du SIRS. Des « simulations multi-systèmes » devraient permettre d’estimer mieux encore : • les retombés d’une décision du gestionnaire : augmentation du prix de l’eau publique, soutien financier des pratiques d’irrigation "économiques" en eau, • les conséquences d’un événement donné : diminution annuelle du niveau de la nappe, accroissement des cultures àfortes valeurs ajoutées ou aux besoins physiologiques en eau élevés sur le système irrigué, etc. Si la période d’essai au Ministère de l’Agriculture est concluante, ce SIRS pourrd être reproduit, amélioré et adapté à d’autres zones irriguées. Une réflexion devra être menée sur la manière d’intégrer mieux encore dans le SIRS la dimension temporelle de certaines informations ; celle-ci étant une notion fondamentale en gestion intégrée de l’eau dans un système en perpétuel changement Il reste à souhaiter que cette analyse de la zone puisse aider le CRDA de Kairouan à ajuster ses objectifs de gestion en fonction des pratiques réelles des usagers agricoles qui semblent très vite s’adapter aux évolutions technologiques récentes et à la demande agro-alimentaire sur le marché local et national.

Mots Clés : GESTION DE L’EAU ; DEVELOPPEMENT INTEGRE ; AIDE A LA DECISION ; SYSTEME D’INFORMATION GEOGRAPHIQUE ; BASE DE DONNEES ; PERIMETRE IRRIGUE ; AGRICULTURE ; BESOIN EN EAU ; NAPPE PHREATIQUE ; AQUIFERE ; MODELISATION ; METHODOLOGIE ; TUNISIE ; KAIROUAN ; MERGUELLIL BASSIN VERSANT ; EL HAOUAREB BARRAGE ;

Présentation (IRD)

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Page publiée le 5 juillet 2014, mise à jour le 16 décembre 2017