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Université Paris 11 : Orsay (1987)

La rouille de l’arachide : étude de quelques mécanismes de défense de l’hôte

Subba Rao P.V.

Titre : La rouille de l’arachide : étude de quelques mécanismes de défense de l’hôte

Auteur : Subba Rao P.V.

Université de soutenance : Université Paris 11 : Orsay

Grade : Doctorat : Sci. de la Vie : Phytopathol. (1987)

Description
Dans le cadre de l’étude des réactions de défense élaborées par l’Arachide en réponse à l’infection par P. arachidis, nous avons tenté de répondre à plusieurs questions : 1. Quels types de réaction à l’infection l’Arachide élabore-t-elle ? Concernant ces réactions, existe-t-il une différence entre l’agression dû à l’attaque parasitaire et une agression physique (stress) telle que l’abscission des feuilles ? 2. Existe-t-il une induction des réactions en fonction du temps après l’infection et/ou en fonction de l’origine variétale ? Quelle signification, peut-on attribuer à l’accumulation de produits fongitoxiques ? Quelle est la nature’ de ces derniers ; est-il légitime de les assimiler à des phytoalexines ? 3. Est-il possible de moduler le déroulement de la pathogénèse par l’administration de composés chimiques (AOA, TEPA) ou par une inoculation préalable de la plante par un champignon non pathogène (prémunition) ? Une telle interaction présente-t-elle un intérêt au plan pathologique ?
En pratique, le présent mémoire est structuré en quatre chapitres. Le premier chapitre, intitulé "Mise en evidence de quelques réactions de l’Arachide en réponse à l’attaque par P. arachidis " se veut non pas un répertoire exhaustif des réactions de cette plante, mais plutôt un indicateur de certaines tendances dans des domaines conditionnant généralement l’établissement de relations hôte-parasite. En effet, bien que nos recherches portent principalement sur l’étude des phytoalexines, il nous paraissait important d’élargir nos connaissances des réactions de l’Arachide dans le cas de l’agression par l’agent de la rouille, le couple Arachide P.arachidis étant relativement peu étudié dans le domaine considéré. Nous examinerons donc successivement cinq aspects différents de la réaction de la plante : histo-cytologique, activité peroxydasique, proteines totales, phénols totaux et phytoalexines. Concernant ces dernières nous avons, en outre, examiné un aspect qui nous paraissait important, en relation avec, d’une part, la notion même de phytoalexine (substance induite ou préformée ?) et, d’autre part, la notion de stress et de ses effets (effet de l’abscission des feuilles). Il s’agit là d’une étude critique qui devait, entre autres, déterminer notre choix quant au matériel végétal à utiliser au cours de nos expérimentations : plantes entières ou feuilles détachées. Le chapitre II rassemble les résultats concernant l’accumulation par l’Arachide de certains composés (dont les phytoalexines) en fonction (a) du génotype, et (b) du déroulement de l’infection (variation dans le temps). Cette étude est fondée sur deux types de données :
- celles résultant de l’analyse en CLHP d’extraits bruts de feuilles de différentes origines et ayant subi divers traitements. - et celles issues de mesures de la toxicité des extraits vis à vis de spores de P. arachidis (inhibition de la germination) . Le chapitre III l’identification de l’Arachide en réponse à décrit l’isolement, la purification et quelques phytoalexines produites par l’agression par P. arachidis. Bien que l’identification de nouvelles substances naturelles puisse constituer une fin en soi, elle ne doit être considérée dans le cas particulier de nos recherches, que comme une étape préliminaire. En effet, la caractérisation des produits fongitoxiques devrait grandement faciliter l’interprétation des diagrammes d’élution en CLHP. Ceux-ci comportent de très nombreux "pics", et seul un nombre limité d’entre eux, correspondant aux composés identifiés et biologiquement actifs, présente un intérêt dans le cadre des recherches que nous avons initiées et qui devront être poursuivies, notamment quant à la modulation de leur biosynthèse et aux effets synergiques qu’ils peuvent développer. Le chapitre IV aborde les problèmes liés à l’inhibition et à l’induction des mécanismes de défense par des interventions artificielles : application d’acide a-oxyaminoacétique (AOA) , de tris-o-éthyl phosphonate d’aluminium (TEPA), contamination par un champignon non pathogène pour l’Arachide (prémunition) Ici, l’effet est jugé non pas tant à l’échelle moléculaire, mais plutôt au niveau des réactions de la plante en regard de quatre composantes de résistance préalablement déterminées au cours des études de pathogenèse et d’épidémiologie de la rouille (SUBRAHMANYAM et al., 1983 a, SAVARY, 1986).

Mots Clés : PATHOLOGIE VEGETALE ; CHAMPIGNON PARASITE ; PLANTE HOTE ; RELATION HOTE PARASITE ; FEUILLE ; INFECTION ; MECANISME DE DEFENSE ; PHYTOALEXINE ; MECANISME DE RESISTANCE ; TOXICITE ; TEST BIOLOGIQUE ; METHODE D’ANALYSE ; MICROSCOPIE OPTIQUE ; MICROSCOPIE ELECTRONIQUE A TRANSMISSION ; CHROMATOGRAPHIE ; ROUILLE DE L’ARACHIDE ; COMPOSE FONGITOXIQUE ; PREMUNITION

Présentation (IRD)

Texte intégral

Page publiée le 14 juillet 2014, mise à jour le 11 juillet 2017