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Ecole Nationale de Santé Publique. (E.N.S.P.). Rabat (2013)

Facteurs pronostiques du décès par envenimation scorpionique dans la région de Marrakech Tensift Al Haouz : Étude cas-Témoin.

RACHID M.A.

Titre : Facteurs pronostiques du décès par envenimation scorpionique dans la région de Marrakech Tensift Al Haouz : Étude cas-Témoin.

Auteur : RACHID M.A.

Etablissement de soutenance : Ecole Nationale de Santé Publique. (E.N.S.P.). Rabat.

Grade : Mastère en Administration Sanitaire et Santé Publique. Filière : Épidémiologie de santé (2013)

Résumé
Nombreuses sont les études réalisées dans le domaine de la santé maternelle, mais rares sont celles qui se sont intéressées au volet financier du sujet pour mettre en exergue la part des programmes relatifs à la santé de la mère dans le budget global du Ministère de la Santé. Le présent travail essaie d’apporter une contribution pour mieux appréhender ce financement afin que les décideurs soient mieux éclairés sur le sujet et pour qu’ils puissent prendre les décisions qui s’imposent afin de soutenir les besoins de santé maternelle. Ce travail a fait appel à une étude exploratoire, rétrospective et prospective, mixte ; à la fois quantitative et qualitative. Le volet quantitatif, a utilisé une source de données composée de deux niveaux : les comptes nationaux de la santé de 2001, et l’enquête réalisée par le Haut Commissariat au Plan (HCP) pendant la même année sur la consommation et dépenses des ménages. 2001 était donc pour nous l’année de référence. Le recueil des données pour le volet quantitatif a été effectué en étroite collaboration avec le service de l’économie de santé de la DPRF ; auprès des différents acteurs concernés par le sujet au niveau du Ministère de la Santé et également auprès de la direction de la statistique au niveau du HCP. Le volet qualitatif, a eu recours à des entretiens approfondis auprès de 45 personnes ressources et a permis de mieux connaître leur perception vis à vis de la stratégie des programmes liés à la santé maternelle et leur financement afin de répondre aux besoins de la santé maternelle. Cette étude a suscité également un passage par une revue de littérature, qui nous a permis d’adapter un modèle théorique sur les flux financiers dans un modèle de système de santé simplifié et d’établir des comparaisons en matière de financement avec des pays à développement économique similaire. Les résultats de notre étude se résument ainsi : La dépense totale pour la santé de la mère est estimée à plus de 2,8 milliards de DH, soit environ 15,18% de la dépense globale en santé et 0,74% du PIB. Ceci représente 363 DH par femme en âge de reproduction ou encore 39 US $. L’Etat à lui seul dépense environ 441 millions de dirhams pour la santé de la mère, soit seulement 15,33% de la dépense totale en santé maternelle. Quant à la dépense des ménages, elle est estimée à plus de 2 milliards de DH, et représente 72% de la dépense totale pour la santé de la mère, confirmant ainsi que les ménages sont les premiers financeurs des dépenses de soins relatifs à la mère. Les mutuelles et les compagnies d’assurance participent à hauteur de 8% de ces dépenses. La contribution de la coopération internationale ne dépasse pas les 4,52% de la dépense totale de la santé maternelle. Par ailleurs, pour les principaux acteurs dans le financement de la santé de la mère (les ménages, l’Etat et les mutuelles), la dépense par prestation n’est pas la même. Si l’Etat dépense beaucoup plus pour les hospitalisations (37%), les ménages et les mutuelles par contre dépensent plutôt davantage pour les médicaments, soit environ 60% de la dépense totale pour la santé de la mère. Quant aux fournisseurs de soins, ils sont constitués essentiellement par le secteur privé pour les soins ambulatoires, ceci nous pousse à croire que les utilisateurs de service pourraient avoir un problème d’accessibilité aux structures de l’Etat ou il pourrait s’agir d’un problème de qualité qui les pousse à consulter dans le secteur privé. Par ailleurs, l’analyse des dépenses du Ministère de la Santé pour la santé de la mère montre des disparités inter régionales assez importantes qui peuvent varier de 1622,49DH par grossesse dans la région de l’oriental à 302 DH pour la région de Taza Al Hoceima Taounate sans pour autant avoir des effets sur les indicateurs de santé maternelle. Ce qui pousse l’observateur à demeurer dubitatif quant à l’ (in) efficience des actions entreprises d’une région à une autre, d’une province à une autre, voire d’un établissement à un autre. Pour le volet prospectif de l’étude, les personnes interviewées nous ont fourni de précieuses informations qui sont pour la plupart des conclusions que nous avons lues dans des publications relatives à des expériences réussies dans d’autres pays pour améliorer la santé maternelle. Ces informations ont été pour la plupart sélectionnées pour enrichir les recommandations émises en terme de ce travail.

Mots Clés : Mort, Etude cas, Intoxication, Maroc ; Death, Case study, Poisoning, Morocco

Présentation (BDSP)

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Page publiée le 10 août 2014, mise à jour le 13 janvier 2018