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2013

Projet pilote de réhabilitation de la culture et de l’économie du cerisier en Algérie et site de référence à Larbaâ Nath Irathen en Kabylie

Algérie

Titre : Projet pilote de réhabilitation de la culture et de l’économie du cerisier en Algérie et site de référence à Larbaâ Nath Irathen en Kabylie

Pays : Algérie

Lieu : Larbaâ Nath Irathen

Dates : Saint-Denis et Larbaâ se sont engagées à poursuivre la mise en œuvre du projet sur les trois années qui viennent, entre 2013 et 2015, jusqu’à atteinte des objectifs opérationnels fixés.

Partenaires : Larbaâ Nath Irathen ; Saint Denis

Contexte
Jusqu’au milieu des années 70, la sous-filière cerisier constituait une activité et une ressource importantes pour nombre de familles rurales dans plusieurs régions d’Algérie, entre Kabylie, Tlemcen, Médéa et Miliana. Réputées pour la qualité et la prospérité de leur production le cerisier. Depuis 30 ans, la culture du cerisier a progressivement périclité, entraînant une crise structurelle de toute l’économie rurale et familiale qui lui était liée.

Deux facteurs agissant conjointement ont alimenté le dépérissement progressif et avancé des vergers et l’observation de la chute des rendements et de la production (de l’ordre de 100 à 10) : • Abandon progressif du travail, des opérations agricoles de base et des pratiques culturales élémentaires (entretien et régénération) sur les vergers, lié à plusieurs causes (déprédation des activités rurales et agricoles au profit de la ville, dévalorisation des métiers et activités agricoles, exode rural, perte des savoir-faire, réduction de l’agriculture à une activité de cueillette). • Apparition, installation et prolifération exponentielle d’insectes ravageurs, tels que le capnode, qui ont fini par décimer les vergers. Le capnode, « ravageur dit de faiblesse », s’attaque aux rosacées et spécifiquement au cerisier et les détruit par les racines. Il sévit depuis plus de 30 ans jusqu’à être reconnu maintenant comme l’un des principaux facteurs de destruction généralisée et d’empêchement de la régénération du verger cerisier en Kabylie. A ce jour, selon la connaissance des experts consultés, aucun mode de lutte biologique n’a été mis au point ; aucun produit de lutte chimique n’a été homologué (en attente pour 2011 en France).

Objectifs
Conformément aux accords de coopération liant Saint-Denis et Larbaâ, ce projet a pour objectif général l’appui institutionnel dans le cadre du développement économique, par l’appui à l’activité agricole, en particulier les filières arboricoles, et le développement territorial. Le projet vise en particulier à réhabiliter la culture et l’économie du cerisier (activité, savoir faire, production, rendements, qualité, revenus, emploi et insertion), filière jadis rémunératrice et prospère, qui a périclité depuis une trentaine d’année La démarche expérimentale de ce projet pilote s’inscrit dans l’objectif de valorisation des ressources de l’agriculture de montagne en Kabylie, et plus largement de l’ensemble des terroirs cerisier reconnus en Algérie (Tlemcen, Miliana, Médéa et Constantine).

Mise en œuvre du projet
Maître(s) d’œuvre du projet : APC de Larbaâ Nath Irathen, Association ID Méditerranée - Association Tamurt Développement
Maître(s) d’ouvrage du projet : Saint-Denis

Bénéficiaire(s)
Environ 50 agriculteurs du panel et autant de familles bénéficiaires directes. Partenaires techniques et institutionnels acteurs directs de la filière : 10 organismes et autant de techniciens concernés. Indirects Environ 500 agriculteurs producteurs de cerises des 5 communes du territoire de Larbaâ Nath Irathen. Et environ 5 000 personnes au total (estimation tenant compte des familles des agriculteurs des 5 communes concernées par la production de cerises). Impact de la vulgarisation de l’expérience sur l’ensemble de la filière dans la région.

Coût total de l’opération : 195 063 euros

Atlas français de la coopération décentralisée

Page publiée le 11 août 2014, mise à jour le 31 mars 2018