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2009

Projet d’appui aux femmes productrices de Saboun’in Salo dan Tahoua en vue de lutter contre la Dégradation des Terres/ Communauté Urbaine de Tahoua (Niger)

Niger

Titre : Projet d’appui aux femmes productrices de Saboun’in Salo dan Tahoua en vue de lutter contre la Dégradation des Terres/ Communauté Urbaine de Tahoua (Niger)

Pays : Niger

N° projet  : NER/SGP/OP4/Y2/CORE/2009/06

Durée : Start Date : 4/2009 End Date : 2/2010

Contexte
Le choix de la région de Tahoua se justifie dans la mesure où cette zone est reconnue réputée zone de productrice de saboun’in salo. Cette pratique artisanale de production de savon remonte dans la nuit des temps. En effet, elle émane des pratiques ancestrales léguées de génération en génération ou le simple fait d’évoquer saboun’in salo fait référence à Tahoua ou réciproquement Tahoua rappelle saboun’in salo.
Le saboun’in salo est un savon comestible beaucoup apprécier par les communautés de part ses vertus thérapeutiques reconnues par l’ensemble des populations nigériennes voire au-delà de nos frontières. Le recours au saboun’in salo au niveau local et national n’est plus à démontrer. Au moins, quatre personnes sur cinq (80%) ont déjà utilisé ce savon pour diverses raisons (traitement de maux de ventre, des hémorroïdes, de la constipation, des dermatoses,…). Il est produit de manière artisanale et commercialisé sur l’ensemble des marchés nigériens sans une véritable filière de commercialisation.

Résumé
La production du savon nécessite l’utilisation d’une grande quantité de bois ce qui réduit considérablement l’étendue du couvert végétal. Actuellement le bois est rare et coûte de plus en plus cher ; l’introduction d’une source d’énergie alternative est accueillie favorablement par ces femmes. La coupe abusive du bois vert est une source importante de libération du carbone dans l’atmosphère ce qui provoque un déséquilibre dans le climat global. En effet, chaque femme productrice consomme en moyenne 19,20 stères de bois par an pour un coût de 115 200 FCFA. Cette activité contribue ainsi de manière significative à la coupe abusive du bois. C’est pourquoi cette activité contribue de manière significative à la déforestation et à la dégradation des terres dans la région de Tahoua aggravant du coût la situation de rareté du bois dans la région. Cette rareté amène les femmes à parcourir des grandes distances pour s’en approvisionner. L’appropriation par les femmes productrice de saboun’in-salo de l’utilisation du charbon minéral permettra de protéger 38,4 ha de biomasse ligneuses permettant une séquestration importante de CO2. La mise en œuvre de ce projet cadre avec les stratégies nationales de réduction de la pauvreté et de développement rurale et plan d’action de lutte contre la désertification. Grâce à ces activités de remplacement énergétique, le projet contribuera à lutter contre la dégradation des terres et améliorer les conditions de vie des productrices.

Financement
Grant Amount : US$ 21,914.00
Co-Financing Cash : US$ 2,929.00
Co-Financing in-Kind : US$ 6,808.00

Bénéficiaire  : « Initiative des Volontaires pour le Développement Economique et Social »

Présentation

Page publiée le 29 septembre 2014, mise à jour le 29 mars 2018