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Février 2007

Afrique : sur la voie d’une arachide résistante aux aflatoxines

CIRAD

- Afrique : sur la voie d’une arachide résistante aux aflatoxines

  • Des variétés à graines précoces et plus petites, des améliorations techniques élaborées avec les producteurs, telles sont les clés d’une arachide de qualité. C’est ce que montre un projet européen, conduit par le Cirad, et centré sur la protection de l’arachide contre les aflatoxines en Afrique.
  • L’arachide est un aliment d’une qualité nutritionnelle indéniable dans les pays du Sahel où peu de cultures rassemblent autant d’atouts, notamment nutritionnels et financiers. Cependant, elle est sensible à l’aflatoxine, substance hautement toxique produite par le champignon Aspergillus flavus. L’infection est favorisée par un déficit hydrique en fin de cycle. C’est le cas notamment dans les régions africaines régulièrement touchées par la sécheresse comme le Sénégal, le Niger et le Mali. Il en résulte des dangers graves sur la santé, tel que le cancer du foie, du fait d’une forte autoconsommation de produits contaminés. Par ailleurs, avec le durcissement des normes sanitaires européennes, sa valeur marchande à l’export est considérablement réduite impliquant des risques économiques pour les pays concernés. Pour inverser la tendance, il est nécessaire de prévenir la contamination au champ et dans les différentes phases de la commercialisation.
  • Or, jusqu’à présent, les programmes de sélection variétale n’ont pas permis de créer des cultivars d’arachide à la fois résistants à l’aflatoxine et à fort potentiel agronomique. Pour trouver une solution, les chercheurs tâchent de mieux comprendre les mécanismes de résistance de la plante en conditions de sécheresse. Dans ce sens, un projet européen, intitulé « New tools for groundnut aflatoxin control in Sahel Africa » et dirigé par le Cirad, vient de s’achever. Il a notamment permis de mettre au point des méthodologies pour améliorer les criblages variétaux et conduire une culture d’arachide en conditions pluviales limitant la contamination par les aflatoxines, au champ et en post-récolte.

- Pour en savoir plus

Page publiée le 22 février 2007, mise à jour le 8 septembre 2007