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Université Cheikh Anta Diop (UCAD) 2002

La flore adventice dans sud du bassin arachidier (Sénégal) : structure, dynamique et impact sur la production du mil et de l’arachide

NOBA Kandioura

Titre : La flore adventice dans sud du bassin arachidier (Sénégal) : structure, dynamique et impact sur la production du mil et de l’arachide

Auteur : Noba, Kandioura

Université de soutenance : Université Cheikh Anta Diop (UCAD)

Grade : Doctorat d’état en Sciences Naturelles 2002

Résumé
Le mil et l’arachide sont les principales cultures vivrières au Sénégal. Mais leur production est limitée par l’impact des adventices qui constituent après l’eau la principale contrainte. Ce travail a été entrepris pour rechercher dans l’étude de la flore adventice, du comportement germinatif des graines, de la dynamique des levées et de la concurrence des adventices vis à vis du mil et de l’arachide, les informations utiles permettant de suggérer des itinéraires techniques qui allègent le travail des paysans et qui augmentent en même temps la productivité et la production agricole. Dans le sud du Bassin arachidier où les investigations ont été menées, la flore adventice est constituée de 125 espèces réparties en 81 genres et 31 familles. Elle est paucispécifique, stable et dominée par des Poaceae, Cyperaceae et Convolmvulaceae, qui avec les légumineuses et Rubiaceae herbacées constituent plus de la moitié des espèces. La structure de cette flore est caractéristique de celles des zones semi-arides où les thérophytes sont dominantes. 15 espèces constituent le noyau du cortège floristique avec deux espèces (Kyllinga squamulata et Mitracarpus villosus) dominantes en station et trois (Kyllinga squamulata" Mitracarpus villpsus et Eragrostis tremula) en milieu paysan. Les graines pour la majorité des espèces germent mieux quand elles sont âgées et peuvent être classées en trois groupes pour leur sensibilité vis à vis de la lumière. Eragrostis tremula en particulier ne peut germer qu’en présence de lumière. La dynamique de la levée des germinations est en rapport étroit avec la pluviométrie. En effet, quelle que soit la pratique culturale, les levées sont toujours plus importantes au moment des périodes pluvieuses, avec un effet stimulant de l’azote sur la germination et la levée des adventices. De l’étude de la concurrence, il ressort que : 11 la date critique de concurrence, qui succède à la période d’infestation de début de cycle, advient dans un délai variable selon les spéculations ; ce délai est de 15 à 20 jours pour l’arachide et est compris entre 20 et 40 jours pour le mil selon les traitements associées notamment en ce qui concerne l’apport d’engrais azotés ; 2/ une grande hétérogénéité de l’infestation qui semble être une caractéristique des agrosystèmes sahéliens ; 3/ l’infestation de début de cycle est favorable pour le mil. L’analyse des résultats de la concurrence à permis en outre de noter que le meilleur itinéraire technique est de deux désherbages, le premier précoce, le second plus ou moins tardif selon les spéculations et les traitements. A défaut de deux désherbages, un seul situé à la date critique permet d’obtenir des rendements satisfaisants. Les résultats obtenus permettent de faire des suggestions utiles pour la gestion des adventices et de dégager des perspectives permettant d’espérer par l’utilisation d’adventices améliorantes, du potentiel des mycorhizes et de la fixation biologique de l’azote, d’envisager une agriculture durable parce que intégrée

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Page publiée le 26 mars 2015, mise à jour le 21 février 2020