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Université Laval (2001)

Étude du flétrissement vasculaire du pois chiche, Cicer arietinum, causé par le Fusarium oxysporum f. sp. ciceri : évaluation de la fiabilité de l’analyse isoenzymatique et de la compatibilité végétative pour la caractérisation des races physiologiques

El Aoufir, Anissa

Titre : Étude du flétrissement vasculaire du pois chiche, Cicer arietinum, causé par le Fusarium oxysporum f. sp. ciceri : évaluation de la fiabilité de l’analyse isoenzymatique et de la compatibilité végétative pour la caractérisation des races physiologiques

Auteur : El Aoufir, Anissa

Université de soutenance : Université Laval (Canada)

Grade : Philosophiae Doctor (Ph-D.) 2001

Résumé
Le flétrissement vasculaire induit par le Fusczri mz oxysporurn f. sp. ciceri (FûC) est considéré comme la maladie la plus grave du complexe de flétrissement et de pourritures racinaires qui affecte les cultures du pois chiche (Cicer arietinum L.). Au Maroc, les données quantitatives sur l’incidence de la maladie n’étant pas disponibles, il s’est avéré essentiel de suivre son évolution dans deux régions, Fès et Romani, en fonction du temps et de la saison de culture, d’isoler l’agent pathogène et de vérifier son pouvoir pathogène. Les races abritées au Maroc n’étant pas identifiées, leur caractérisation a été rédisée sur la base des intéractions agent pathogène - hôtes différentiels. Pour la première fois l’expression par les isoenzymes de la variabilité génétique qui existe entre les races de FOC a été recherchée et l’utilisation de la compatibilité végétative comme critère de leur caractérisation a été testée. Dans les deux régions, l’incidence de la maladie était demeurée relativement peu élevée, comparée à celle rapportée en Espagne ou en Tunisie. Néanmoins, sa gravité étal ; élevée en fin de culture, les deux tiers sinon Ia totalité de la plante étant atteinte. Les symptômes manifestés ont consisté en un flétrissement précoce typique ou en un flétrissement tardif qui s’exprime sous forme d’un jaunissement vasculaire progressif. L’implication du FOC dans la manifestation du flétrissement a été démontrée et les isolements effectués ont témoigné de la colonisation de la tige avec une fréquence croissante en fonction de l’âge de la plante. Du point de vue rendement, la supériorité de la culture d’hiver a été prouvée, les , intensitss d’attaque par le FOC ayant été très faibles. Se basant sur la réaction de sensibilité ou de résistance d’une gamme d’hôtes différentiels, trois nouvelles races(7, 8, 9) ont été identifiées. Une quatrième race existe, elle correspond probablement à la race O rapportée en Espagne. L’électrophorèse sur gel de polyacryhmide a été appliquée sur les extraits mycéliens de 48 isolats de FOC. Sur les 15 systèmes enzymatiques testés, seuls 6 systèmes se sont avérés satisfaisants pour leur polymorphisme et leur lecture. Ainsi, 13 locus ont pu être utilisés pour I’analyse du polymorphisme au sein de cette population, et la répartition des allèles aux différents locus a permis de définir 66 phénotypes. L’analyse de groupement a réparti les isolats en quatre groupes. II s’est avéré que ce groupement n’est pas cohérent d’une part, avec la répartition en races basée sur la virulence des isolats. D’autre part, aucune association d’allèles selon leur origine géographique n’a été observée. Par contre une adéquation entre la variabilité isoenzymatique et les caractères morphologiques des cultures a été révélée. A notre connaissance, une pareille association n’a été en aucun cas, préalablement rapportée. La compatibilité végétative a été testée dans un échantillon de 30 isolats de FOC par croisement de mutants complémentaires pour l’assimilation de l’azote, obtenus sur un milieu minimal additionné de chlorate de potassium. Deux groupes de compatibilité végétative ont été identifiés : VCG-A qui regroupe 5 isolats, VCG-B qui comprend 3 isolats. Aucune complémentarité n’a été observée parmi le reste des isolats. Les VCG n’ont été corrélés ni à l’origine géographique des isolats, ni à leur virulence. La variabilité génétique révélée par le polymorphisme isoenzymatique s’est exprimée aussi par leur capacité à former des hétérocqons. Il ressort du présent travail, que la population du FOC abritée au Maroc est diversifiée. Des races, autres que celles identifiées en Inde et en Espagne, la constituent. Comme critère d’identification des races, le polymorphisme isoenzymatique et la compatibilité végétative ne pourraient être exploités pour définir les races de FOC. Cependant, ils constituent des méthodes complémentaires qui permettent d’analyser la variabilité de cette forme spéciale, notamment des individus proches génétiquement et de leurs relations mutuelles. L’association révélée entre les profils électrophorétiques isoenzymatiques et la morphologie des colonies de FOC constitue une nouvelle approche de l’investigation et atteste de l’intérêt de la méthode pour la connaissance de la diversité au sein de cette population.

Présentation (BAC)

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Page publiée le 5 mars 2007, mise à jour le 7 septembre 2019