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2014

Les ailes du Sahel - La migration des oiseaux

KNNV Publishing

Titre : Les ailes du Sahel - La migration des oiseaux – Afrique

Zones humides et oiseaux migrateurs dans un environnement en mutation

Auteur (s) : Leo Zwarts, Rob G. Bijlsma, Jan van der Kamp, Eddy Wymenga
Publisher  : KNNV Publishing
Date de parution:2014
Pages : 564

Présentation

Entre 1970 et 2005, pas moins de 59% des migrateurs transsahariens, soit 75 espèces d’oiseau sur 127, ont subi un déclin. Les espèces qui hivernent dans les savanes et les zones humides sahéliennes sont celles qui ont le plus souffert. La zone sahélo-soudanienne est sans aucun doute une zone trouble : cet ouvrage nous explique pourquoi...

Parmi les 500 et quelques espèces nichant en Europe pour un total de 1.300 à 2.600 millions de couples, environ un quart migre vers le sud jusqu’en Afrique sub-saharienne. Ces migrateurs passent l’essentiel de leur vie en Afrique et ne retournent vers le nord que pour nicher. Le système migratoire Paléarctique-Afrique draine des oiseaux provenant d’Europe, mais également d’Asie, jusqu’à la Sibérie orientale. Les migrateurs au long cours de cette vaste région, à l’exception de ceux qui hivernent en Asie du Sud, pénètrent en Afrique sub-saharienne. Ils ne s’y répartissent pas régulièrement, mais se concentrent principalement dans les savanes au nord de l’équateur, et évitent les forêts équatoriales.

Ces savanes sont sèches pendant l’hiver boreal : les dernières pluies y tombent en septembre et octobre. Les conditions reviennent donc de plus en plus arides chaque jour, et ce n’est qu’après le départ de la plupart des oiseaux paléarctiques survivants, entre mars et mai, que les pluies reprennent. Ainsi, ce sont dans les régions tropicales au nord de l’équateur, là où la végétation est la plus desséchée, et où les espoirs de précipitations sont les plus faibles, que se rencontrent les plus fortes densités d’oiseaux paléarctiques.

Leur survie dépend de l’intensité des précipitations pendant la courte saison des pluies, de l’ampleur des crues dans les zones inondables et de l’étendue de la végétation verdoyante. Ces facteurs peuvent être déterminants dans l’augmentation ou la diminution des populations. Les hordes d’oiseaux paléarctiques hivernant en Afrique sont principalement composées d’oiseaux d’eau et de passer eaux insectivores.

Lien vers la présentation de l’ouvrage sur le site de l’éditeur

Page publiée le 1er avril 2015, mise à jour le 30 juin 2021