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2014

Le rôle des femmes dans la gestion des ressources en eau en général et de l’eau agricole en particulier. Expérience de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie

AQUASTAT Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)

Titre : Le rôle des femmes dans la gestion des ressources en eau en général et de l’eau agricole en particulier. Expérience de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie

Projet pilote de développement d’indicateurs sensibles au genre et leur intégration potentielle dans AQUASTAT, le système mondial d’information sur l’eau

Publisher  : AQUASTAT Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)
Date de parution : 2014
Pages : 127

Présentation
L’eau douce est une ressource rare et vulnérable, essentielle pour soutenir la vie, le développement et l’environnement. En effet, les hommes et les femmes ont différents rôles et responsabilités dans la gestion des ressources naturelles en général et des ressources en eau en particulier. Les femmes jouent un rôle essentiel dans l’approvisionnement, la gestion et la sauvegarde de l’eau. L’équité sociale et l’efficacité économique peuvent seulement être satisfaites quand les parties prenantes à tous les niveaux (utilisateurs, planificateurs, décideurs) sont encouragés à participer à l’identification, la formulation, l’exécution, le suivie et l’évaluation des projets et des programmes de gestion de l’eau en tenant compte des besoins de femmes et d’hommes dans la gestion de l’eau.

L’information basée sur des données désagrégées selon le genre est un outil nécessaire pour adresser des questions d’égalité des sexes. La disponibilité des données quantitatives et qualitatives contribuera à une meilleure compréhension et analyse de la situation aux niveaux national, régional et global. Ce projet visait à développer des outils méthodologiques relatifs aux Indicateurs sensibles au genre (ISG) dans le secteur de gestion de l’eau pour la région de l’Afrique du nord avec le but de les intégrer dans AQUASTAT, le système mondial de l’information sur l’eau de la FAO.

De l’analyse des documents existants ressort que la contribution des femmes à l’activité agricole reste le plus souvent sous-estimée par les statistiques nationales. Cette faible estimation de la participation des femmes à la production agricole et à sa gestion est étroitement liée aux catégories statistiques utilisées pour évaluer la main d’œuvre agricole. Ne sont recensées comme actives que les femmes se déclarant occupées dans l’agriculture. Par ailleurs les femmes sont le plus souvent assimilées à la main d’œuvre familiale, même si elles jouent un rôle important dans la gestion de l’exploitation. En fait, le statut de chef d’exploitation est déduit du statut de chef de famille, ce qui exclut le plus souvent les femmes dans l’évaluation de l’effectif d’exploitants agricoles.
De l’analyse des enquêtes menées auprès de 116 femmes dans quatre sites dans trois pays – l’Algérie, le Maroc et la Tunisie – ressort le constat général qu’il y a un déséquilibre entre les femmes et les hommes en qui concerne l’accès à et le contrôle de l’eau agricole, la visibilité de leur travail dans l’agriculture, l’accès à la formation et l’opportunité de participer aux structures politiques et les organisations de gestion de l’eau.

L’étude a également montré qu’il n’était pas possible d’avoir au niveau national des données désagrégées selon le genre spécialement liées à l’eau agricole. Donc pour AQUASTAT, étant un système d’information au niveau national, il n’est pas encore possible d’intégrer des variables et indicateurs désagrégés selon le genre dans sa base de données nationale. La suite dépendra de l’implémentation des recommandations citées ci-dessous, spécialement recommandation (i), (ii) et (iii). Mais, malgré ces contraintes, ce projet pilote certainement joue un rôle important dans la réflexion sur le thème des ISG et fait des propositions préliminaires d’indicateurs (chapitre 7).

Les principales recommandations que l’on peut formuler suite à cette étude s’articulent autour des axes suivants : (i) renforcer la coordination entre les organismes de développement et les services statistiques nationaux afin de valoriser au maximum les données et les informations disponibles sur la relation genre et eau et de favoriser la production de nouvelles données ; (ii) systématiser la désagrégation selon le genre dans le traitement des données d’enquêtes nationales ; (iii) intégrer davantage les données relatives aux dimensions sociales de la gestion de l’eau dans les enquêtes nationales ; (iv) incorporer plus systématiquement les indicateurs socioéconomiques dans la base de données AQUASTAT ; (v) développer des indicateurs à partir de données qualitatives collectées au niveau local.

Présentation

Page publiée le 3 avril 2015, mise à jour le 5 juin 2018